‹ Myopie, hyperopie, astigmatismeChapitre 36 sur 45 · PROPHYLAXIE ET TRAITEMENT DES AIVIÉTROPIES · texte numérisé non relu

PROPHYLAXIE ET TRAITEMENT DES AIVIÉTROPIES

Hygiène des liyperopes et des asiigmes. — Trailement de l'asligmie. — Prophylaxie de la myopie. — Unions entre myopes. — Éducation physique de l'enfance; ni lire, ni écrire avant sept ans. — Hygiène oculaire des écoliers. — Augmentation des heures consacrées aux exercices physiques. — Dimijuition des programmes. — Hygiène de la myopie. — La plupart des myopes doivent lire avec des verres. — Myopies graves entraînant le changement d'occupation. — Opération des très fortes myopies. — Les obligations de la presbytie chez les myopes.

g 255. — Nous avons dit quelque part que l'hygiène de l'œil se résume en celle du luuscle ciliaire ; c'est ce que nous allons essayer de démontrer dans ce chapitre.

Les causes de l'hyperopic étant inconnues, nous n'avons pas à traiter sa prophylaxie. Son traitement est uniquement palliatif. Il convient de maintenir, autant que possible, la force des contractions correctrices du ciliaii^e et de neutraliser, à l'aide de verres convexes, l'hyperopie manifeste plus un quart de la latente. On ne s'écartera de cette ligne de conduite, pour ordonner à la manière des Américains le verre correspondant au degré de l'anoiualie, que si la contraction est manifestement une cause d'asthénopie ou de névrose. Il faut se rappeler que le port de verres forts est très fatigant dans le principe et que parfois même on ne peut s'y habituer (jJ 1^8).

g 25(3, — Jusqu'à ces derniers temps, le traitement de

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l'astigmie résidait iiiiiqueincMil dans le port de verres cylindriques ou de verres toriques'. C'est là encore le pi'incipal traitement. Nous en avons fait connaître deux autres qu'il importe d'appliquer toutes les fois que l'occasion se présentera. On doit s'elloi'cer, d'une part, de provo(|uei' le retour des contractions partielles correctrices par ime médication tonique, et, d'autre part, de faire disparaître les astigmies cornéennes ou cristalliniennes récentes à l'aide d'instillations d'atropine. En ce qui concerne la guérison d'asiigrnies cornéennes, les deux cas que nous avons publiés l'année dernière prouvent la possibilité du fait et engagent à essayer ce traitement (§ 181).

Au sujet de l'emploi des verres cylindriques, voici quelques conseils pratiques :

Ne jamais s'en servir sans les avoir fait vérifier, car des erreurs peuvent facilement se glisser dans leur fabrication ou leur montage;

Les tenir à une faible distance des yeux dans la plus parfaite rectitude;

Faire remettre par l'opticien qui a exécuté l'ordonnance les verres qui viendraient à abandonner la monture;

Ne pas se laisser rebuter par la fatigue que ces verres engendrent parfois les premiers jours, cette fatigue disparaissant assez rapidement;

Se faire examiner, de temps à autre, pour rechercher si les verres utilisés ne doivent pas être remplacés;

Y penser surtout si les yeux fatiguent ou si l'acuité diminue : il survient, en effet, des changements qui modifient le chiffre de l'astigmie statique ou dynamique.

1. Les verres toriques sont ceux dont une des surfaces est un segment de la zone équatoriale d'un tore. Tout le monde connaît le tore, le gros anneau que l'on place à la base des colonnes, dont le profil en saillie forme une demi-circonférence. La surface de cet anneau a sa courbure la moins forte dans le sens horizontal et la plus forte dans le sens vertical. Les verres toriques paraissent présenter sur les verres sphéro cylindriques l'avantage d'être plus périscopiques. On voit, en effet, à peu pi"ès aussi bien à travers les bords qu'à travers le centre (Bull).

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g 257. — On peut, arriver, grâce à une bonne hygiène, à restreindre le chilire des myopes et le degré de leur anomalie.

Aux yeux de certains, notre impuissance vis-à-vis des causes prédisposantes serait telle, que toute la question pratique se résumerait à écarter les causes d'ordre extérieur. Selon nous, la prophylaxie doit être "plus générale et avoir en vue les diverses causes, et, en première hgne, la cause prédisposante. Celle-ci réside dans une manière d'être constitutionnelle, souvent transmise par les parents, et d'autant plus menaçante que le père et la mère sont l'un et l'autre myopes. On doit donc éviter les unions qui donneraient naissance à des enfants presque latalemenl voués à la myopie et d'ordinaire à une myopie grave. Et même, convient-il de proscrire les mariages entre sujets entachés d'arihritisme quand le degré d'imprégnation héréditaire est l'orlement enraciné; ce faisant, on préviendra bien des myopies, et, en plus, une foule d'aifections graves inhérentes à cette diathèse. Au point de vue des prédispositions morbides transmises aux enfants, c'est surtout les unions tardives qu'il faut craindre : les premiers-nés d'une famille échappent à des myopies dont la manifestation est presque fatale chez ceux qui surviennent pendant la période de sénilité.

§ 258. — Le meilleur moyen de détourner des écoliers la myopie et les diverses autres maladies engendrées par le surmenage, c'est de soumettre les jeunes enfants à une hygiène propre à leur âge. Us seront ainsi prêts à supporter le mieux possible la longue épreuve scolaire si contraire au parfait développement de leur organisme. Si, à partir de 7 ans révolus, le grand souci est de meubler l'intelligence, avant cet âge, tous les soins doivent être donnés au corps qu'il importe de rendre fort et robuste. Il est mal à propos de fatiguer les enfants par une instruction trop hâtive, de développer trop tôt leur mémoire, d'exciter outre mesure leur imagination; on joue avec leur santé à venir en voulant en faire des petits prodiges pour émerveiller l'entourage.

MYOPIE, JIYI'EIiOI'IE, ASTHIMIE.

Ainsi que le f;iil l'einarquer Levillain, « la première enfanc»esl l'âge (les jeux el des pi-omenades, à l'exclusion absolue de tout travail im|)osé el surloiil pénible, c'est l'âge des gambades surveillées, des plaisirs, des exercices entre gamins du même âge. »

Aussi, voudrions-nous que les enfants ne louchent ni livre ni plume jusqu'à 7 ans accomplis; que l'école maternelle soit supprimée en tant qu'école, et borne pour ainsi dire son rôle à garder les jeunes enfants et à leur donner l'éducation physique modèle. Déjà la commission, chargée en 1883 par le ministre d'un rapport sur l'hygiène scolaire, a émis le vœu que les cours normaux pour préparer les directrices de ces écoles maternelles soient institués autant que possible en dehors des écoles d'instruction. Cela montre clairement le désir des hommes compétents de voir ces directrices être plutôt des mères de famille que des pédagogues.

En agissant de la sorte, on ne sera pas nuisible à l'instruction ultérieure des enfants. « Bien des instituteurs expérimentés, dit .lavai, assurent que le passage par certaines écoles maternelles est plus nuisible qu'utile aux progrès des élèves; le peu qu'ils y ont appris est plus que compensé par la mauvaise habitude de considérer la classe comme un lieu d'amusement et de flânerie; plus on réduira la durée des classes dans l'école maternelle, mieux cela vaudra pour l;i santé des enfants; nous l'affirmons d'autant plus hardiment que cette réduction paraît tout au moins inofïensive au point de vue des études ultérieures. »

Dans ces écoles, le règlement impose encore par jour deux ou trois heures de classe; mieux vaudrait, à notre avis, les supprimer complètement. C'est presque en jouant que la première éducation intellectuelle doit être donnée. La directrice reprendra les fautes de langage, racontera la vie des grands hommes, donnera quelques leçons orales de géographie, fera faire des exercices de chant, qui développeront les poumons et seront un excellent passe-temps. Certaines écoles maternelles pourraient être pourvues d'une surveillante connaissant une langue étrangère qu'elle ferait parler

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;iux cnlanls comme cela se prali(iiie dans les familles riches. Il en résulterait aucune fatigue intellectuelle et les enfants utiliseraient ainsi leur grande facilité d'assimilation, tout en emmagasinant pour l'avenir des connaissances prolitables à leur pays et à eux-mêmes.

Les écoles maternelles, sur lesquelles nous fondons degrandes espérances pour améliorer l'état physique des enfants, doivent donc avoir de vastes cours inondées de soleil et pourvues d'ombrage en certains endroits, ou, tout au moins, de préaux couverts. Les bâtiments auront de -randes salles, bien aérées, bien ventilées. Les enfants, qui trouveront dans ces locaux luie hygiène supérieure à celle de la demeure de leurs parents, devront y arriver de bonne heure et en partir lard.

Il y a un autre motif pour retarder l'instruction jusqu'à 7 ans révolus. Avant l'entrée à l'école, il est bon de soumettre l'enfant à un examen visuel de manière à corriger, s'il y a lieu, les vices de réfraction. Or, un tel examen est généralement difficile avant cet âge.

C'est seulement pendant la dernière année passée à l'école maternelle qu'on apprendra à lire aux enfants, et cela uniquement à l'aide de tableaux suspendus à la muraille.

^ 959. — Les premiers enseignements de l'école primaire doivent être assujettis à diverses mesures ayant toutes pour but d'écarter les motifs d'un rapprochement préjudiciable. Voici une série de conseils des plus pratiques :

L'enseignement de l'écriture, pendant le premier trimestre, n'aura lieu qu'à la craie; on passera ensuite au crayon noir et mou; pour tous les élèves, l'encre ne sera admise qu'à partir de la seconde année;

Abandon de tous les systèmes de réglage des ardoises et des cahiers, à l'exception des lignes horizontales;

Il ne faut pas pousser l'enseignement de l'écriture jusqu'à vouloir faire des enfants de vrais calligraphes, une écriture asrréable à l'œil, courante et lisible sufOt;

MYOl'IE, llYPKnOI'IK, ASTIGMIi;.

Il convitiiil (le supprimer lo Iriiviiil sur canevas, le Iressage, la coulure sur étoiïe à jour, la pi(|ûre, etc.

Les liygiénistes fixent à 7)7) ceiiliiiièlres la dislaiice ;i laquelle les enfants doivent tenir leui's livres et cahiers. C'est peut-être trop demander aux enfants de petite taille. En tout cas, pour ces derniers, dans la première année d'école, la distance du travail ne devi-a jamais être inféricui'e à 25 centimètres.

Pour que la tenue de l'écolier soit irréprochable, il ne

FiG. îi8. — Tuteur de Nicius contre la myoïiie. Ce tuteur, qui a pour but d'enipècher l'enfant d'incliner la tète et de s'approcher trop près de son livre et cahier, se trouve chez Delagrave, rue Sourilot, 15.

suffit pas que la tête soit éloignée de l'objet, il faut en outre qu'elle soit droite, de manière à éviter la congestion des organes visuels.

Si, malgré les conseils donnés et les précautions prises, les élèves continuent à se rapprocher outre mesure, il convient de faire usage d'un appareil maintenant le front à une bonne distance. Les appareils de Nicius, peu utilisés bien à tort, donnent d'excellents résultats.

Les salles de classe et d'étude, pour être bien éclairées, doivent être disposées de telle sorte qu'un œil placé au niveau de la table, à la place la moins favorisée, puisse voir

MYOPIE. IIYPEROPIE, ASTIGMIE.

dii'ccteinenl lo ciol chins une (Hendiie verticale de oO ceiiliinèlres au moins, à parlir de la partie supérieur(î des fenêtres. Il ne faut pas compter sur la lumière réllécliie par les murs voisins; la source lumineuse doit être le ciel.

La table de travail ne sera pas placée en face et encore moins à l'opposé du jour. La fenêtre sera à gauche de cette table: dans cette position, la main qui tient la plume ne fait pas ombre sur le papier. On peut cependant travailler sur une table placée dans l'embrasure d'une fenêtre, car alors la lumière vient d'en haut et non pas d'en face

Dans la salle d'étude, les rideaux et tentures doivent être remplacés par des stores, en étoffe unie, de couleur verte ou bleue, qui empêchent la pénétrai ion des rayons directs. Une disposition de stores recommandée est celle dans laquelle le rouleau, placé à la partie inférieure de la fenêli'e, se manœuvre de bas en haut, lin le relevant partiellement, on se ménage l'arrivée de la lumière diffuse venant d'en haut, et on se préserve des rayons réfléchis par les objets voisins; lorsque le soleil donne sur l'élève, on n'a qu'cà lever entièrement le store.

L'éclairage artificiel pour ne pas être insuffisant doit permettre le travail aux distances indiquées plus haut. La meilleure lumière est donnée par une lampe basse placée sur chaque bureau et munie d'un abat-jour ne permettant pas de voir la source lumineuse. La lampe à incandescence donne une excellente lumière ; de plus, elle ne dégage ni chaleur rayonnante ni gaz délétère.

La hauteur du banc doit toujours être proportionnée à la taille de l'élève. Un bon siège est celui qui élèvera l'enfant assez haut pour lui permettre, le corps étant droit, de frôler avec son coude le bord de la tablette du bureau. Si, dans les mouvements d'avant en arrière imprimés au bras fortement plié, le coude est arrêté par ce bord, le siège est trop bas : il n'y a pas une distance suffisante entre les yeux et la surface du pupitre. Si le coude, au contraire, est plus élevé que le bord de la tablette, cette dernière est trop basse : elle oblige l'écolier à se pencher en avant, ce qu'il faut éviter. Une

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tête inclinée tend à se rapprocher peu à peu davantage et ne tarde pas à êlre beaucoup trop voisine du papier. La lêl.e, pour conserver une altitude stable, doit êlre droite. Dans cette position, aucun muscle de la nuque n'est mis à contribution, la faligue vient moins vite. Il faut adapter le bureau à l'élève el, non l'élève au bureau. Si, dans les écoles, celte loi hygiénique n'a pas encore reçu partout son exécution, cela lient à la dépense assez considérable qu'entraîne la transformation de l'ancien mobilier. Mais, dans la famille, oîi l'on est moins arrêté par une question de celle nature le pupitre modèle s'impose.

L'éloignement horizontal entre le siège et la table doit êlre tel qu'un fil à plomb passant par le rebord de la tablette rencontre le siège, ou tout au moins touche son bord antérieur. Un siège trop distant entraîne l'inclinaison du corps en avant.

L'inclinaison du plan du bureau sera de 12 à 15 degrés de façon à faciliter l'altitude droite de l'enfant en même temps que les mouvements nécessaires du bras.

En écrivant, la tête et la moitié supérieure du corps doivent êlre droits, le bassin et les épaules parallèles au bord de la table, les pieds reposant sur une barre transversale ou sur un plancher incliné, le. dos soutenu par un dossier montant jusqu'aux reins, les bras un peu et également écartés du corps, les avant-bras seuls et non les coudes appuyant sur la tablette. Dans celle altitude, ou n'a pas à craindre la déformation de la taille et le corps a peu de tendance à se pencher en avant. Les bras, peu distants du thorax et lléchis presque à angle droit, agissent à la manière de contreforts : ils maintiennent le corps en place.

Le cahier sera droit en face de l'écolier, mais à la condition que l'écriture elle-même soit droite. Avec l'écriture anglaise, en effet, cette position du cahier entraînerait l'obliquité de la tête qui tend toujours à placer la ligne passant par les deux yeux perpendiculairement aux traits pleins de l'écriture. L'écriture anglaise avec cahier droit a également pour conséquence une déviation latérale de la

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colonne verlébralc à concavilé droite, le coude droil, se creusant forcément une place dans le flanc droit. Ce fait observé par Fahrner lui a fait dire : « On laisse tordre les enfants pour que leur écriture ait une pente oblique. » L'écolier doit donc mettre en pratique la formule de George Sand : « Écriture droite sur papier droit, corps droit ». Un de nos maîtres bordelais, M. Bussereau, est 1 auteur d'une métbode appréciée d'écriture droite, dans laquelle, d'après nos conseils, les modèles sont des aphorismes d'hygiène oculaire.

Gomme une écriture trop fine entraînerait le rapprochement des yeux, un minimum de dimension a été fixé. Pour Jes commençants, la hauteur des lettres courtes ne sera pas inférieure à 5 millimètres; dans la suite, ces mêmes lettres ne mesureront jamais moins de 2 millimètres.

On ne doit admettre dans les écoles aucun livre qui, tenu verticalement et éclairé par une bougie placée à un mètre, ne reste pas parfaitement lisible pour une bonne vue à la distance d'au moins 80 centimètres. En d'autres termes, les livres classiques ne doivent pas être imprimés plus fin qu'eu huit interligné à un point; il ne doit pas y avoir plus xle sept lettres par centimètre courant de texte. Des caractères moindres ne sont admissibles que par exception et pour des notes de peu d'étendue. (Javal.)

Ce livre dont les caractères sont du new/" interhgné à un point répond donc largement aux desiderata de l'hygiène.

§ 260. — Mais ces précautions, sur lesquelles on a beaucoup insisté, sont tout à fait insuliisantes si en même temps on ne donne pas aux exercices physiques une place importante.

La statistique a montré, on se le rappelle (§ 227), que la myopie fait d'autant moins de victimes dans les écoles que les heures consacrées à la gymnastique sont plus nombreuses. L'essai pratiqué à Giessen et qui a fait passer les myopies de 27,6 à 17 pour 100 doit être imité. Il n'est pas douteux que «'est à la diminution des heures de travail et à l'augmen-

MYOPIE, IIYPEIiOl'li:, ASTKJMIIÎ.

tation des exercices pliysiques que cet heureux résultat doit être imputé. C'esl un règlement nnalogue à celui de La Flèche qu'il faudrait pour tous les élèves de nos lycées. En outre, les récréations devraient être uniquement employées au jeu, les lectures proscrites de même que les punitions constituées par des pensums. Les enfants ne devraient faire aucun devoir les dimanches et jours de fête. Les vacances ne devraient être presque uniquement utilisées qu'aux diverses distractions physiques delà campagne, à des voyages à pied, à des exercices gymnastiques, à l'équitalion, à la vélocipédie, à des excursions de montagne, etc. Le hord de la mer, si utile aux enfants lymphatiques, est généralement trop excitant pour les myopes ou les candidats à la myopie.

§ 261. — Un autre vœu, qui, du reste, est la conséquence presque forcée de ceux déjà exprimés, concerne le remaniement des programmes d'études trop souvent accrus, et presque jamais déchargés. En outre, nous désirerions, avec heaucoup d'hygiénistes, une instruction plus pratique.

Lœwenthal prétend avec raison qu'on offre à l'enfant affamé de science une nourriture indigeste pour lui, soit en qualité, soit en quantité. Le seul résultat positif est de changer la soif d'apprendre en dégoût pour l'école. Ce dégoût n'est souvent qu'un des signes extérieurs décelant un trouhle dans la santé de l'enfant.

Eu attendant les modifications dans les programmes, il incombe aux professeurs de diminuer le travail des enfants par le choix de livres abrégés, par la proscription des devoirs inutiles et donnés uniquement pour employer le temps, par la suppression de ces éternelles dictées.

C'est surtout le programme d'instruction des jeunes fdles que nous désirons voir remanier. Rappelons-nous que, chez elles, la myopie marche plus vite et qu'elle est plus souvent dangereuse. Faisons donc des efforts pour les en préserver. Que l'on restreigne le travail scolaire; que les heures de récréations ne soient jamais consacrées aux ouvrages manuels; qu'on s'efforce surtout de faire une place plus grande

MYOl'Il-:, IIVI'KROPIE, ASTTr.MIlî.

aux tixorcices physiques. Que de niaux divers Iroiivcnt leur origine dans la vie Irop sédentaire des jeunes filles!

g '262. — La cause première du spasme myopique, pré-' curseur de toute myopie axile, dépendant surtout de l'état générai, il convient de diriger les soins du côté de la santé alin de l'améliorer par tous les moyens thérapeutiques et hygiéniques en notre pouvoir.

Le nervosisme étant accentué par tontes les maladies qui débilitent l'organisme, il convient de ne permettre la reprise du travail scolaire qu'après le retour complet des forces. Nous avons souvent désiré des maisons de convalescence annexées aux écoles où l'on ferait séjourner, après leurs maladies, les enfants dont les parents, pressés de retourner au travail, se débarrassent le plus tôt possible en les renvoyant chez l'instituteur. Ce dernier, exigeant d'eux la besogne commune, devient ainsi la cause involontaire de l'apparition de la myopie ou de sa progression.

La prédisposition au spasme variant selon les individus, on devra proportionner le travail scolaire au tempérament et même le retarder chez les enfants des myopes, surtout chez ceux procréés par des parents âgés, et, en général, chez tous les petits débiles. Il faut considérer les heures passées à l'école comme des moments de fatigue non seulement pour les yeux, mais encore pour tout le système nerveux; l'état de surexcitation céré])rale augmente certainement le nervosisme. Il serait aussi à désirer, pour les myopes ou les candidats à la myopie, la création d'établissements d'instruction secondaire où l'on s'occuperait autant de la santé du corps et de celle des organes visuels que de la culture de l'intelligence.

^ 265. — Il est à souhaiter qu'un oculiste soit attaché aux divers établissements scolaires. Il aurait pour mission de faire chaque année des examens d'ensemble de la réfraclion des élèves, de prescrire les verres correcteurs des anomalies visuelles, d'indiquer, après une maladie, le moment

MYOI'IK, IIYI'EHUI'IK, ASTIGMIE.

de la i-eprise du travail, de surveiller les signes avaiilcourcurs do la myopie, d'instituer à la moindre menace le traitement prophylactique, enlin de renseigner les jeunes ■gens qui se préparent à une école sur leur aptitude visuelle à la profession pour laquelle ils se destinent.

Jusqu'à ce qu'on ait mis à la tête de chaque école un oculiste compétent, — c'est pour l'État un devoir qui résulte ■de ce qu'il a rendu l'instruction obligatoire — les parents ■doivent faire examiner les yeux de leurs enfants dans les diverses circonstances que nous venons d'indiquer. « Au sujet du choix de la profession, il existe, ainsi que le fait remarquer Trousseau, une grande incurie chez les parents qui, d'emblée, sans examen visuel, décident que leur enfant est apte à faire un bon marin ou un bon ingénieur, lui font faire de longues et minutieuses études, et sont un jour profondément stupéfaits et affligés de voir que le jeune candidat est refusé pour sa vue, ou que, si parfois il est accepté, il se voit plus tard obligé de renoncer à la position qui lui a coûté tant de peines. »

g 264. — Les myopies du bas âge sont assez souvent une conséquence des inflammations de la conjonctive ou de la cornée. Au traitement de ces ophtalmies, il convient d'ajouter un collyre d'atropine, pour lutter contre le spasme ciliaire concomitant. On prolongera, après guérison, l'usage de ce médicament, en tenant compte de la gravité du cas et du degré de susceptilité nerveuse de l'enfant, surtout si les parents sont myopes. La même précaution doit être prise à la suite d'un traumatisme ayant agi sur le globe de l'œil ou dans son voisinage immédiat.

Si, malgré toutes les précautions, le spasme myopique apparaît, il convient de le traiter immédiatement; car, s'il est facile de le combattre à son début et lorsqu'il est encore léger, il n'en est pas toujours de même s'il remonte à quelque temps (g 207). Aux instillations d'atropine on adjoindra un traitement tonique et antispasmodique.

MYOPIE, IIVl'EItOPIE, ASTtfiMIE

2(55. — La myopie axile confirmée nécessite l'emploi des verres concaves. L'usage intelligent de ces verres constitue la base de l'hygiène des myopes. Jamais des verres bien choisis et utilisés conformément aux prescriptions ne peuvent être une cause d'aggravation du mal. Souvent, au contraire, ils en modèrent les allures ou l'arrêtent complètement. Le temps est passé où des plaidoiries en faveur de ces verres étaient nécessaires; leur cause est gagnée depuis bien des années.

Lorsque la myopie est légère, l'accommodation puissante, l'œil sain, on conseille souvent une seule paire de verres. Alors, en effet, il n'y a généralement aucun inconvénient cà ce que les verres qui corrigent sensiblement la myopie soient gardés pendant la durée du travail.

A ces verres on associe des cylindres, pour peu qu'il existe de l'astigmie. Or, comme cette anomalie cohabite au moins chez 95 pour 100 des myopes, et que la détermination des cyUndres correcteurs exige des connaissances spéciales, il en résulte que les myopes doivent toujours prendre l'avis d'un oculiste compétent avant d'acheter les verres dont ils doivent faire usage.

On doit attacher une grande importance à la parfaite correction de l'astigmie des myopes. Les efforts partiels de l'accommodation sont une cause réelle d'augmentation de la myopie. Le port des cylindres tout à fait appropriés est le meilleur moyen optique à notre disposition pour enrayer la progression du mal, pour conserver la force visuelle et écarter les diverses comphcations. Dans les myopies légères, bien des sujets se refusent à se servir de verres pour voir de près. Nous n'y voyons aucun inconvénient, s'ils ne sont pas astigmes. Dans le cas contraire, même avec une asligmie de 0,50 dioptrie, nous leur faisons une obligation de se servir tout au moins de verres cylindriques. Si ces verres ne leur procurent pas une vision plus éloignée, ils apportent le calme désiré du côté du muscle ciliaire.

Dans les myopies fortes, ou même dans les moyennes, lorsque l'accommodation est faible, il faut craindre l'emploi

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continuel des verres entièrement correcteurs. Ces verres, forçant l'accommoclalion à rentrer en jeu, ne sont pas sans avoir des inconvénients. Si, dans la vision éloignée, l'image rétinienne va se former sur la rétine, dans la rapprocliée, elle se porte en arrière et cela d'autant plus que l'objet est plus voisin. Le muscle ciliaire a donc à se contracter pour mamtenir cette image au niveau du plan réti nien. Tant nue l'accommodation est forte, l'inconvénient est minime ; mais, lorsqu'elle est affaiblie, l'effort nécessaire pour triompher du verre congestionne l'organe, engendre une fatigue oculaire analogue à celle qui caractérise la presbytie, et peut devenir l'origine d'accidents graves du côté de la choroïde et de la rétine. On doit alors employer des verres plus faibles pour la vision rapprochée. Il convient même pour le piano d'en avoir une troisième paire permettant de voir sans effort à une distance de 60 à 80 centimètres.

Les verres de près sont calculés pour permettre la vision à environ 33 centimètres, de manière à ce que le sujet ne soit pas dans l'obligation de transgresser la double loi de l'éloignement et de la rectitude de la tète. Muni de ces verres, le myope ne doit jamais placer l'objet de l'attention à une distance moindre, sous peine d'imposer un surplus de travail à l'accommodation et d'aggraver sa myopie.

§ 266. — L'hygiène bien appliquée n'arrête pas toujours la marche de la myopie, surtout pendant l'évolution de la croissance. Tant que la progression s'effectue insensiblement, que la myopie n'augmente dans une année que d'une demi ou de trois quarts de dioptrie, il n'y a pas lieu de s'en préoccuper outre mesure; il faut seulement se montrer scrupuleux observateur des diverses prescriptions hygiéniques. Mais il n'en est plus ainsi, lorsqu'on vient à constater un progrès plus rapide, surtout si le degré myopique est déjà prononcé. Alors il faut interrompre les études : les yeux ont besoin de repos, le corps d'air, d'exercices et parfois de médicaments. 11 ne faut pas hésiter à prendre une telle résolution, elle sera souvent efficace. « Toutes les fois,

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dit Giraud-Teulon, qu'un changeuienl radical a cl(' introduit dans le genre de vie du sujet, et que ce changement a consisté dans le passage d'une vie de travail assis à une existence libre, au grand air, la plupart des myopies qu'il nous a été donné de mesurer se sont arrêtées, par exemple, à la lin des études de l'IIniversilé ou des hautes écoles, chez des sujets qui ont (juitté les bancs pour la vie active. »

On proscrira aux adultes myopes convalescents de maladies graves ou débilitantes les lectures prolongées qui leur font passer le temps, mais qui aggravent sûrement leur niyopie. De même, les myopes soulTrant de peines morales qui énervent si puissamment l'organisme devront chercher dans les sorties et les promenades les distractions qu'ils demandent trop souvent à un travail oculaire.

g 207. Une des causes de progression des myopies fortes réside, ainsi que Javal l'a signalé, dans les variations d'acconnuodation qui accompagnent la lecture. Supposons un œil situé bien en face du livre, le commencement et la fm de chaque ligne sont plus éloignés de lui que le milieu, il faut alors que le lecteur pour passer du commencement au milieu de la ligne, fasse un elïort d'accommodation et relâche cette dernière pour aller du milieu à la fin.

Ces variations d'accommodation augmentent très rapidement h mesure que la lecture se fait de plus près, et que les lignes à lire sont plus longues.

^D'après ce que nous avons dit plus haut sur le mécanisme de l'accommodation, il n'est pas étonnant que la série des saccades imprimées à la choroïde par le muscle ciliaire des myopes ait pour effet d'augmenter progressivement leur infirmité. Si l'on veut bien songer qu'il est facile de lire cent lignes par minute, et, que, dans ces conditions, le muscle ciliaire est obligé de se contracter six mille fois par heure, on sera peu surpris de la rapidité avec laquelle les myopies fortes continuent à progresser.

Comme les variations accommodatives sont d'autant plus prononcées que le livre est plus rapproché, on comprend

MYOPIE, lIVPEItOl'IE, A.STI(;MIE.

riinporlanco qu'il y a à se servir de verres qui transportent le punctum remolwin i\ 7)Z centiinèti-es.

C'est très vraisemblablement pour atténuer l'intensité de ces variations que les myopes s'ingénient à écrire très fin. Ce faisant, ils rassemblent un grand nombre de lettres dans un petit espace. Dans ce même but, ils recherchent les petits formats qui limitent la longueur des lignes.

Pour prévenir ces variations accommodatives, il faut imiter la conduite des myopes dont l'œil demeure immobile en face du livre. Grâce à une rotation du cou ou à des mouvements exécutés par la main qui tient le livre, la distance qui sépare l'organe du mot visé reste toujours la même.

§ 268. — Depuis quelques années, divers oculistes ont pratiqué l'extraction ou provoqué la fonte du ci'istallin chez des myopes d'un degré excessif, dans le but, en supprimant les contractions (§ 96), d'améliorer la force visuelle, de permettre une vision plus lointaine et de prévenir les progrès de l'ectasie et les complications. Les très bons résultats obtenus à l'aide de la fonte du cristallin nous portent à recommander cette opération dans les myopies dépassant 15 dioptries chez les sujets âgés de moins de 50 ans. Quant aux extractions, nous croyons qu'on ne doit y avoir recours qu'avec une grande réserve et beaucoup de prudence.

§ 269. — Quand, vers les 45 ans, la presbytie (recul progressif avec les années du punctum proximum) se fait sentir, on doit penser à diminuer la force des concaves dont le sujet se sert pour voir de près. C'est là une obligation formelle pour tous ceux qui, jusqu'alors, portaient d'une façon permanente les verres à peu près correcteurs de leur myopie.

Les verres de la vision rapprochée se calculent en retranchant le numéro du verre de la presbytie correspondant à leur âge, de celui du verre concave qu'ils utilisent pour voir au loin. Inutile de dire qu'avec le progrès de la presbytie, il conviendra de diminuer la force des verres de près. Ces changements doivent s'effectuer d'ordinaire tous les 18 mois.

MYOPIE. IIYPEUOPIE, ASTIGMIE.

Les verres de loin ont parfois besoin d'être modifiés chez l adiilte. Cela n'a lieu que si le spasme accommodatif vient à diminuer.

g 270. — Chez les vieillards, les modifications qui se passent du côté du cristallin (§ 194) nécessitent rarement un changement dans les verres utilisés par la vision distante, et cela pour deux raisons : les verres employés sont rarement ceux qui neutralisent la myopie, et, d'autre part, la modification sénile du cristallin est inférieure à l'écart qui existe entre la force du verre porté et celle du verre correcteur. En conséquence, le chiffre de la myopie, après modification sénile, est encore supérieur à la force des verres utilisés pour la vision lointaine.

Nous voici arrivé à la fin de la tâche que nous nous étions imposée. Nous nous sommes efforcé de mettre en relief l'influence du tempérament dans chacune des anomalies visuelles. L'hygiéniste et le thérapeute qui oublieront ce fait, ne se trouveront pas suffisamment armés; dans la lutte contre le mal, il y aura des points faibles qui assureront le triomphe de l'ennemi.

Pages.

Pbéface . , • 1 à 4

AvANT-PRoros. — Différentes espèces de lentilles : les spliériques; les cylindriques; leurs propriétés. — Numérotage des verres; dioptrie. — Anatomie de l'œil. — Vision . . 5 à 18

■Chapitre premier. Différents types d'yeux. — Classification des yeux suivant leur puissance de réfraction : emmétropes, myopes, Iiyperopes. — Asymétrie de réfraction ou astigmatisme ou mieux asdgmie. — Causes anatomiques des amétropies; leurs degrés. — Leur influence sur la vue 19 à 28

Chapitre II. Diagnostic des amétropies. — Hyperopie; astigmie; amblyopie simulant myopie. — L'aspect extérieur n'a rien de caractéristique. — L'épreuve des verres renseigne exactement. — Diagnostic de l'asiigmie à l'aide du tableau éventail. — Procédé du pimctuvi rcmotum. — Méridiens de l'œil. — Astigmie verticale, horizontale, oblique. — Astigmie subjective, objective. — Ophtalmométre. — Ophtalmoscope 29 à 44

■Chapitre III. Accommodalion et presbytie. — Organes de l'accommodation : Muscle ciliaire et cristallin. — Mécanisme de l'accommodation ; sa force aux différents âges. — Époque d'apparition de la presbytie; ses signes révélateurs; sa correction chez les emmétropes et les amétropes 45 à 57

■Chapitre IV. Contractions correctrices. — Contractions générales rénitentes, élastiques. — Hyperopie latente, manifeste, facultative, relative, absolue. — Contractions partielles rénitentes élastiques. — L'astigmie comporte les mêmes formes que l'hyperopie 58 à 68

MYOPIE, IIYI'EIIOI'IE. ASTIGMIE

CuAPiTiiE V. Vision des amctropcs. — Vision lointaine; rap- " prochée. — Elle esl, m rapport avec le degré de l'anomalie. — Moyens utilisés pour mieux voir. — Mécanisme intime de la vision de l'astigmie. — Astigmies moins gênantes. — Caractères latins, liéljruïcpies, gothiques. — Ecriture anglaise 09 gi

Chapitre VI. Mesure de Vacuilé visuelle. — Définition. — Unité de mesure : Angle visuel minimum; acuité moyenne. — Objets utilisés. — Diirérentes méthodes : Une' seule lettre à divei-ses distances : lettres de grandeurs diverses à une même distance; méthode du trou d'épingle. ... 82 à 91

Chapitre YII. Acuité visuelle des emmétropes. — Leur acuité est très variable. — Amhlyopie partielle des astigmes. — Causes abaissant l'acuité : Etre! diminutif des verres concaves; structure anormale; congestion inlraoculaire ; défaut d'usage : anesthésie rétinienne. — Manière dont s'effectue l'éducation de la rétine; l'usage fait la fonction. — Conseils pour favoriser le développement de la sensibilité rétinienne. . . . , 92 à 107

Chapitre VIII. De l'asthénopie. — Sa déOnition. — État fréquent et pénible. — Quatre variétés d'asthénopie : l'hypepique, l'astigmique, la musculaire, la nerveuse. — Doutes sur l'e.xistence réelle des deux dernières variétés. — Symplomatologie et traitement des diverses espèces 108 à 125

Chapitre IX. Ophtalmies et maladies amélropiques . — L'astigmie est le principal coupable. — L'effort correcteur constitue pour l'œil un locus minoris resisteniix; il locarolise les manifestations diathésiques. — Pi'euves principales. — Traitement rationnel. — Migraine vulgaire. — Migraine ophtalmique. — Épilepsie et autres névroses. . 126 à 136

Chapitre X. Strahismes amélropiques. — Strabisme interne hyperopique. — Mécanisme producteur. — Causes adjuvantes. — Formes diverses de ce strabisme. — Traitetement optique et chirurgical. — Strabisme externe myopique. — Son explication et son traitement. — Strabisme convergent exceptionnel des myopes 157 à 144

Chapitre XI. Lésions de l'œil myope. — Aspect Ophtalmoscopique d'un œil normal. — Reflet argenté de Weiss. — Croissants et cônes papillaires. — Disposition ramassée des vaisseaux rétiniens. — Empiétement de la rétine sur la papille — Obhquité du nerf optique. — Augmentation de l'espace intep-vaginal. ^ Muscle biliaire des myopes. . . 145 à 165

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