‹ MyrdhinnChapitre 23 sur 30 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

femme et ses enfants que six deniers que lui rapportait chaqu€ jour le fagot qu'il coupait au bois. Il avait beau se lever matin et se coucher tard, de la veille pour le lendemain il ne lui restait jamais rien.

« Que faire? » disait-il, accablé de fatigue. « Ma femme et mes enfants ont à peine de quoi vivre ; je flnirai par mourir moi-même de faim avec mon âne. Je n'ai plus la force de tenir une serpe; je ne puis plus gagner du pain pour ma famille. Àh! c'est un grand malheur quand un vilain vient au monde! »

Comme le bûcheron se lamentait ainsi, une voix l'appelant d'un ton compatissant, lui demanda pourquoi il se plaignait.

L'autre lui conta son affaire.

c( Retourne chez toi, lui dit la voix, creuse la terre au coin de ton courtil, sous le sureau couvert de fruits, et tu trouveras un trésor. »

Quand le vilain l'entend, il se jette à genoux : a Seigneur, comment vous appelle-t -on, vous qui êtes si bon ?

— On m'appelle Merlin, dit la voix.

— Ah! monseigneur Merlin, je cours à mon courtil, et que Dieu vous bénisse I

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