‹ MyrdhinnChapitre 24 sur 30 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

— Oui, cours vite, vilain, et dans un an, reviens me trouver pour me rendre compte de Tétat de tes affaires.

— Grand merci, monseigneur, je reviendrai bien volontiers. »

Et de courir chez lui. Et de piocher la terre à

l'endroit indiqué, et tant il piocha qu'il trouva le trésor annoncé par Merlin.

Je laisse à penser quelle fut la joie de la famille. Ses visites au bois, il ne les fit plus que pour détourner les soupçons des voisins. II s'éleva tout doucement de la misère à la fortune. Au bout de Tannée il retourna au buisson où la voix lui avait parlé :

« Ah! monseigneur Merlin! vous êtes toute mon espérance. Venez me trouver; je vous aime tant!

— Me voici, doux ami, que veux-lu ? comment ça va-t-il ?

— A merveille, monseigneur Merlin. Vous m'avez fait une grande faveur. Maintenant ma famille est bien nourrie, bien vêtue, et mon avoir augmente chaque jour.

— J'en suis fort aise, mon ami, mais que désires-tu encore? dis-le moi.

Wi EPILOGUE

— Monseigneur, je voudrais être prévôt de ma ville.

— Qu'à cela. ne tienne, tu le seras dans quarante jours.

— Ohî grand merci, mon cher-seigneur, vous éles le roi des protecteurs! » '

La seconde année finie, le protégé de Merlin, dans son habit neuf de prévôt, revint au bois. c< Sire Merlin, cria-t-il, venez me parler?

— Me voici, mon ami, que veux-tu?

— Une nouvelle grâce, s'il vous plaît. Notre évêque est mort depuis avant-hier. Est-ce que mon fils, par votre protection, ne pourrait pas le remplacer?

— Si fait, si fait, répondit Merlin, cl même dans quarante jours. »

Et le quarantième jour, son fils fut fait évéque*

Mais le vilain n'était pas encore content.

A la fin de la troisième année, il revint vers son prolecteur.

c( Merlin, lui dit-il, en l'appelant ainsi tout court, fais-moi donc un plaisir.

— Lequel? demanda la voix.

— Que ma fille épouse le fils de noire grand prévôu

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