QUI PERD GAGNE
Proverbe eu uu acte.
Les derniors avec moi sont toujours le? premiers. ! "^ !"'!?!?!?!?! ■?!?!?!?!?! "M ■'!?!"?!?! ? !?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?'■?!'?!'?!'?
Oui, j'en suis encore tout abasourdi. Ce que je ne puis comprendre, c'est que toute la salle n'ait point été abrutie au point d'en perdre le sentiment, et, disons le mot, le siftlet. Nous ne nommerons pas Fauteur : une réputation d'esprit parfaitement méritée par son mari • Ce proverbe n'était, à ce qu'il parait, que le résultat d'une gageure ; l'afiicbe prenait soin d'annoncer qu'il ne serait joué qu'une fois ; on l'a joué la moitié d'une fois.
LES SUITES d'un PREMIER LIT, Vaudeville en un acte, par MM. Labiche et Marc Michel.
Si quelque chose est cher à l'Éclair en général , et à moi en jiarticulier, c'est sans contredit la morale. Hors de la morale, point de salut, point de littérature. Hors de la morale, point de succès. Le bourgeois veut être sur la scène ce qu'il est dans la vie privée : homme de morale avant tout. La morale, c'est quelquefois le chemin du cœur; c'est toujours le chemin de la dot; et la dot, c'est le chemin du bonheur, c'est le grand chemin de la vie. Si Hopwid, — mon vieux professeur d'Heidelberg, — n'était pas mort, il me ferait compliment sur le logicisme de cette démonstration. Voilà mes principes, — principes sur lesquels je suis inflexible comme
une barre à planter la vigne. Aussi suis-je tout fier de vous annoncer que la morale la plus scrupuleuse ne trouverait rien à redire aux Suites d'un Premier Lit. De cet estimable vaudeville, le commencement et la fin, c'est le mariage, la plus pommée de toutes les moralités.
Je me suis toujours promis, dans le cas où j'épouserais une veuve, de n'épouser qu'une veuve sans enfants. Telles étaient aussi peut être les résolutions de Trébucliard. Mais un jour, contre les poursuites de ses créanciers, Tréljuchard ne trouva d'autre refuge que l'alcùve de M""' Arthur, une veuve de beaucoup d'années, avec fille de trente-six ans. La mort, l'impitoyable mort, jalouse du bonheur que goûtait Trébuchard, lui a ravi son épouse. N'allez pas croire Trébuchard inconsolable : non, Trébuchard cherche femme. Mais, avec une fille de trente-six ans, un Trébuchard est toujours de défaite difficile. Trébuchard n'a qu'un parti, c'est de cacher cette fâcheuse circonstance. C'est ainsi qu'il négocie son mariage à M"'' Claire Prudenval, fille de M. Prudenval, notable de Reiras. Et Trébuchard se prépare à partir pour la ville du pain d'épice, lorsque survient la famille Prudenval, — M. Prudenval et M"* Claire. Ils ont appris que Trébuchard avait une fille, et ils viennent lui faire leurs cadeaux de noce : un petit bonnet et un bonhomme de pain d'épice. — Déception ! c'est une fille de trente-six ans! — Claire est fort contrariée de se voir une fille de cette nature. Que va faire Trébuchard? Marier Blanche, — c'est le nom de la jeunepremière, — au capitaine Piquoiseau? Mais elle est capable d'avoir des enfants, et Claire ne veut pas être grand'mère. Mettre Blanche au couvent? Mais Blanche
a pi'u do tioùt poni' la rotraito. — rnoirlro! — Tivhurliard a une nk'r : c'est Blanclir qui (lovioiidi-a la bcllciiière de ("-lairo : elle épousera Piudoiival, que des raisons hygiéniques décident à rentrer dans les liens du niariag-e. Claire sera la belle-mère de Blanche; Blanche sera la helle-mère de Claire : de telle sorte qu'il y aura confusion et. par suite, annulation. La question se résout comme une simple créance. Depuis le connnonccuient jusqu'à la lin, la pièce n'a pas le sens commun ; depuis le commencement jusqu'à la fin, elle est parfaitement désopilante. Il \ a des gims qui se sont plaints d'y rencontrer des mots tiraveleux. Est-ce que, s'il y avait dos gravelurcs. ^!"« CInry vriudrait les prononcpr?
Cnrnélius HolfV.
— -2i, mai. — VABIÉTÉS,