‹ Mystères des théâtres, 1852Chapitre 83 sur 93 · DEUXIÈME ACTE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME ACTE

« Nous sommes chez Miller; »

C'est- à-dire que nous y sommes restés.

« Louise apprend que son père est en prison. »

Le poëme n'ajoute pas qu'elle se lamente.

ft Wurm arrive. »

C'était le moment.

« Signez que vous n'aimez que moi^ lui dit-il, et votre père est sauvé. »

Ce Wurm me fait l'eiTet d'un sacripant.

« Elle signe. »

Le fait est que la chose en valait la peine, et que c'était le moyen de vivre longuement.

« La scène change. »

Personne ne s'y oppose.

Ml

« On est dans les a[>partciripnts de Walter, à qui VVunn apporte le Ijillet de Louise. »

J'avais toujours soupçonné ces deux coquins- là de s'entendre.

a Mais Walter craint les révélations de son fils. »

Co que c'est que de n'avoir pas la conscience pure : nous marchons d'enseignement en enseignement.

« Walter, ayant Wurm pour complice, a fait assassiner son cousin. »

On a vu pendre des hommes pour des faits analogues.

« Entrevue de la duchesse avec Louise qui, pour sauver son père, dit qu'elle aime Wurm et non Rodolphe.»

Cette Louise est le modèle des filles.

« Louise infidèle. »

Ne plaisantons pas avec les choses sérieuses.

« Rodolphe n'en croit rien ! »

Heureux Rodolphe ! il ne halette pas la jalousie

« Il provoque Wurm au pistolet. »

Moyen excellent, quoique peu neuf.

« Mais Wurm recule et tire son coup de pistolet en l'air. »

Voilà ce que dit le programme ; mais ce qu'il ne dit pas, c'est que Wurm se contente de jeter l'arme à ses pieds.

« Walter dit à son fils que le meilleur moyen de vengeance est d'épouser la duchesse. »

Ce Walter était un grand politique : je le soupçonne d'avoir été pour quelque chose dans les traités de Munster.

Page 1