DEUXIÈME ACTE
« Nous sommes chez Miller; »
C'est- à-dire que nous y sommes restés.
« Louise apprend que son père est en prison. »
Le poëme n'ajoute pas qu'elle se lamente.
ft Wurm arrive. »
C'était le moment.
« Signez que vous n'aimez que moi^ lui dit-il, et votre père est sauvé. »
Ce Wurm me fait l'eiTet d'un sacripant.
« Elle signe. »
Le fait est que la chose en valait la peine, et que c'était le moyen de vivre longuement.
« La scène change. »
Personne ne s'y oppose.
Ml
« On est dans les a[>partciripnts de Walter, à qui VVunn apporte le Ijillet de Louise. »
J'avais toujours soupçonné ces deux coquins- là de s'entendre.
a Mais Walter craint les révélations de son fils. »
Co que c'est que de n'avoir pas la conscience pure : nous marchons d'enseignement en enseignement.
« Walter, ayant Wurm pour complice, a fait assassiner son cousin. »
On a vu pendre des hommes pour des faits analogues.
« Entrevue de la duchesse avec Louise qui, pour sauver son père, dit qu'elle aime Wurm et non Rodolphe.»
Cette Louise est le modèle des filles.
« Louise infidèle. »
Ne plaisantons pas avec les choses sérieuses.
« Rodolphe n'en croit rien ! »
Heureux Rodolphe ! il ne halette pas la jalousie
« Il provoque Wurm au pistolet. »
Moyen excellent, quoique peu neuf.
« Mais Wurm recule et tire son coup de pistolet en l'air. »
Voilà ce que dit le programme ; mais ce qu'il ne dit pas, c'est que Wurm se contente de jeter l'arme à ses pieds.
« Walter dit à son fils que le meilleur moyen de vengeance est d'épouser la duchesse. »
Ce Walter était un grand politique : je le soupçonne d'avoir été pour quelque chose dans les traités de Munster.