LE DIVIN REPENTIR
L'homme selon le coeur de Dieu. — Avant que l'ar- Wre ne tombe, c'est-à-dire tant que dure la vie corporelle, la porte du salut reste ouverte à tous.
Qui donc l'Ecriture appelle-t-elle « Vhomme selon m cœur de Dieu »? C'est le roi David. Or, David auvent tombé, et jusque dans le crime. Seulement, le repentir, le divin repentir, l'a toujours redressé ; toujours il s'est relevé pour lutter contre luimême ; avec des larmes et un coeur saignant, il a marché, en trébuchant, mais avec une indomptable volonté.
Toute vie d'homme est de même une succession de chutes : qu'elle soit de même une lutte loyale et un (fervent appel au secours de Dieu.
Jusqu'au dernier soupir. — Jusqu'au dernier soupir, dans l'agonie du corps se débattant contre la mort toute proche, la porte de la Lumière reste grande ouverte au repentir.
Quand Jésus eut été conduit sur le Golgotha, il y fut crucifié entre deux voleurs. Et ceux qui étaient là blasphémaient en lui disant : « Il a sauvé les autres; fu'il se sauve maintenant lui-même. »
L'un des deux voleurs qui étaient crucifiés, l'un à -;a droite, l'autre à sa gauche, se joignit aux blasphémateurs ; mais l'autre le reprit : « Nous souffrons la peine que nos crimes ont méritée, mais celui-ci n'a 'ait aucun mal. » Et il dit à Jésus : « Seigneur, sou- •enez-vous de moi lorsque vous serez arrivé dans ûQtre royaume. » Le regard de Jésus se posa sur ce nourant qui désirait Dieu et acceptait la souffrance en réparation de ses fautes ; et il lui répondit :
« En vérité, tu seras aujourd'hui avec moi dans le paradis. »
Désespérer, c'est commettre le péché suprême, celui par lequel Judas surpassa son crime d'avoir vendu le divin Maître.