‹ Mysteres et lumiereChapitre 68 sur 96 · QU'EST-CE QUE DIEU · texte numérisé non relu

QU'EST-CE QUE DIEU

Dieu. — Qu'est-ce que Dieu? Le Seigneur du ciel et de la terre, maître de nos corps et de nos âmes. Il est plus encore, il est « notre Père qui est aux deux ». Dans son Amour infini, il nous a envoyé son Fils pour nous sauver. Rien ne nous arrive sans sa permission : « Les cheveux mêmes de notre tète sont comptés. »

« Jésus entra dans une barque, accompagné de ses disciples, et tout à coup il s'éleva sur la mer une si violente tempête, que la barque était couverte par les vagues : Jésus cependant dormait. Alors ses disciples s'approchèrent de lui et le réveillèrent, en lui disant : Seigneur, sauvez-nous ! nous périssons ! Jésus leur dît : Pourquoi craignez-vous, hommes de /nu de foi ? En même temps, il se leva et commanda aux venta et à la mer : et il se fit un grand calme. »

Mais si Dieu est un Père, il est aussi Un Juge A chacun de nous, il demandera compte de ses actes, de ses pensées même.

Quel est notre devoir envers le Père « plein de mi-

sèricorde, qui est bon aux ingrats mêmes et aux méchants »? A un docteur qui lui demandait quel est le grand commandement de la loi, Jésus répondit : « Vous aimerez le Seigneur votre Dieu de tout votre coeur, de toute votre âme et de tout votre esprit. C'est là le plus grand et le premier des commandements.

Or l'amour se manifeste par l'obéissance.

« Quel bien fau-il que je fasse pour acquérir la vie éternelle ? » demandait un jeune homme à Jésus. Et Jésus lui répondit : « Si vous voulez entrer dans la Vie, gardez-les commandements. » Lui-même nous a donné l'exemple de l'obéissance. Il a obéit jusqu'à la mort.

Sur le point d'être livré à ses ennemis, il se rendit avec ses disciples au lieu appelé Gethsémani ; et il leur dit : « Asseyez-vous ici pendant que je m'en irai là-bas pour prier. » Et ayant pris avec lui Pierre, Jacques et Jean, il commença à être saisi de frayeur et pénétré d'une grande af-, fliction. Alors il leur dit : « Mon âme est triste jusqu'à la mort ; demeurez-ici et veillez avec moi. » Et s'en allant un peu plus loin, il se prosterne le visage contre terre, priant, et disant : « Mon Père, tout vous est possible ; faites que ce calice s'éloigne de moi ; néanmoins que votre volonté s'accomplisse et non pas la mienne. »

L'amour ne se montre pas seulement par l'obéissance, mais encore par l'humilité.

Celui qui n'est pas humble est orgueilleux ; celui qui est orgueilleux n'aime que lui-même et son cœur se dessèche ; celui qui est orgueilleux n'admire que lui-même et son intelligence est ainsi obscurcie ; ce-

lui qui est orgueilleux ne veut que son propre avantage et sa volonté est ainsi portée vers le mal. Il est impossible à l'orgueilleux d'établir en lui le royuame de Dieu.

Jésus dit :

« Deux hommes montèrent au temple pour prier; l'un était pharisien, et l'autre puhlîeain. Le pharisien, se tenant debout, priait ainsi en lui-même : « Mon Dieu, je vous rends grâces de ce que je ne suis point comme le reste des hommes, qui sont voleurs, injustes et adultères ; ni même comme ce publicain. Je jeûne deux fois la semaine ; je donne la dime de fout ce que je possède. »

Le publicain au contraire, se tenant éloigné, n'osait pas même lever les yeux au ciel ; mais il frappait sa poitrine, en disant : « Mon Dieu, ayez pitié de moi qui suis un pêcheur. »

Je vous déclare que celui-ci s'en retourna chez lui justifié, et non pas l'autre : car quiconque s'élève, seru abaissé, et quiconque s'abaisse^ sera, élevé. »

Notre troisième devoir enfin est la prière.

« Quel est le père d'entre vous, disait Jésus, qui donne à son fils une pierre lorsqu'il lui demande du pain, ou qui lui donne un serpent lorsqu'il lui demande un poisson ? Si donc, vous, étant méchants comme vous êtes, vous savez néanmoins donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans le ciel donnera-t-il les véritables biens à ceux qui les lui demandent ! »

Et, de ses lèvrps tomba la filiale priera l u Notre

Père qui êtes uu.r deux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive... »

Se peut-il qu'un chrétien, laissant tomber ses armes, Lâchement s'abandonne à d'indignes alarmes ? Pourquoi vouloir toujours sonder les plans secrets Du Maître de la Vie, et juger ses décrets ? Mieux que nous il connaît le moment favorable Auquel il nous doit tendre une main secourable. Qui nous dit que, s'il eût plus tôt comblé nos vœux, Nous n'en eussions été cent fois plus malheureux ? Il veut notre bonheur, il nous aime, il est Père... Jamais en son secours vainement on espère ; Mais il exige aussi qu'avec humilité, Nous courbions notre front devant sa volonté. S'il avait existé une plus sûre route Du repos et du bien, il nous l'eût dit sans doute. A nous il s'est donné : donnons-nous donc à lui, Et disons-lui : « Mon Père, il faut, dès aujourd'hui, Que votre volonté se fasse, et non la mienne, Et quand il vous plaira que le calme revienne.... »

Ai-je l'amour de Dieu ?

Désirez-vous savoir si la foi, dans votre âme, Allume les ardeurs d'une sincère flamme ? Consultez-vous vous-même. A ses règles soumis, Pardonnez-vous sans peine à tous vos ennemis? ises? Combattez-vous vos sens ? Domptez-vous vos faibles- Dieu, dans le pauvre, est-il l'objet de vos largesses .; Enfin, dans tous ses points, pratiquez-vous sa loi ?

- Oui, dites-vous. — Allez, vous l'aimez, croyez-moi. g Qui t'ait exactement ce que ma loi commande, « A pour moi, dit ce Dieu, l'amour que je demande. »

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