‹ Mystères inédits du quinzième siècleChapitre 122 sur 140 · LE PÈRE S. FIACRE · texte numérisé non relu

LE PÈRE S. FIACRE

Ma doulce suer, ne vqqs desplaisç, Je vous pvy que vpus revegniez, Souvent cy , et ne vous fegqiez > , De monstre r ly semblant d'apjoqr.

Je pensse bien que aanz deiijpur S'avisera. . .

LA PUÇEMJS. — •

Sire, celle su i qui fera •■ »

Dccuer la vostre volenté.

Mon vouloir est entalenté Pour vous ; je vois en mon repaire t , Par çy. Dieu yous g$urt de contraire .

Par sa poissance. , . .

S. FIACRE

Vray Dieu en qui j'ay ma créance , Donnez-moy grâce de tant faire Cy aval que vous puisse plaire Mon père me veult marier, Mais ne me veul mie lier En mariage ; fol seroie Se ma virginité pardroie.

Sy vous pry de. vraie matèro Et vostre glorieuse Mère Que me donnez voie tenir Par laquelle puisse venir A sauvement.

3ï2 LA VIE

DIEU

Cy parle Dieu à sa Mère.

Mère, voir moult piteusement Fiacre là aval me prie :

Son père veult qu'on le marie Afin que gaiement se porte, Mais grandement s'en desconforte.

N'a soing d'orgueil ne de bobance, Ne de carole, ne de dance, Ainz veult démener sainte vie.

Sa virginité m'a plevie De bon courage.

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