ET COMMENT ILZ FURENT MARTIREZ
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S. PÈRE , ans Rommains.
Seigneurs Rommains , qui de noblesce .
De sén , d'onneur et de prouesce Estes nommez puissaument En tous pais généraument , Bien déussiez celuy aourer Et concivoir et honnourer Plus que nulle autre nascion , Qui sur tous dominacion Vous a donnée et grant puissance, Et tenir du tout sa créance.
C'est Dieu du ciel dont bien vient , Qui tout gouverne et tout sou s tient,
Qui de néent le monde créa,
Qui homme à s'ymage fourma
Le quel à Dieu désobéit,
Par quoy en misère chéifc
Ly et ses hoirs , et quant morroient
Trestuit en enfer descendoient ;
Mais Dieu en out pitié , sy print
Corps humain et la mort soustint
Pour les siens hoirs d'enfer jecter,
Resuscita et voult monter
En paradis, vray Dieu, vray home.
MARCEL, bourgoys.
Bons homs, plus a de bien à Homme Que tout le remenant du monde; Tout sen, tout bien à Romme habonde Sy faictes que trop fol, vilains, D'ensengnier les sages Rommains.
Les Rommains ne sont pas sy nices Que les diex qui leur sont propices Hz ne sachent bien aourer.
s. PIERRE.
Frère, les Rommains labourer Scevent trop bien en vanité.
Leur bien est plain d'iniquité Et leur sen est plain de folie.
Qui est plus grant forssennerie Que d'aourer ces ymagetes Que vous faites ou faire faites Qui ne parlent ne ne cheminent?
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LE SECOND BOURGOYS
Sauf vostre grâce, ainçois devinent Tout quen qu'en fait, commeftt que soit.
%. PIERRE
C'est l'anemy qui vous déçoit
Qui en vos ydoles se boute
Pour estaindfe en vos cuers trestoute
La lumière de vraye foy
Et sain entendement , par quoy
II vous fait sans cesser péchier
Et vostre créateur leissier,
Et ymages de créatures
Plaines de péchiez et d'ordure
Àourer comme fu Vénus,
Joves, Mercure et Priapus,
Et en plusieurs ydolatryes
Par diverses mélêncolies
Fait chéoir le monde auques à bout
Pour le mectre à dampnement tout.
Pour ce Jhésus qui est lumière
Du monde, aporta la manière
De pourchacier son sauve ment ,
Laquelle y monstra clèi enient
Par sainte vie et par signacles,
Par escripture et par miracles ,
En suscitant les trespassez
Et en férant vertus assez ;
Car il le povoit et savoit.
S. CLÉMENT , escolier.
Or, est tout nient; car s'il avôit
Celle puissance qu'avez dite Il eust esté de la mort quite ; Car, par quelle voye mourroit Qui Dieu seroit> qui tout pourroit?
Voir, s'il mourut et trespassa , La mort sa déité quassa , Et son povoir ly fu tollu.
s. PIERRE.
Mon bel amy , s'il eusl voullu Bien se feust gardé de mourir ; Mais à nostre mort secourir Nostre sire usa par sagesce De merveillieuse soutillesce Contre la cruele malice De l'anemy plain d'injustice; Car il voult homme devenir Et nos misères soustenir , A celle fin que l'anemis Qui homme avoit souz le pié mis Sy fust par homme sourmpnté Et sa mauvestié par bonté , Et mort par mort à mort livrée; Et se l'âme fu desseurée Du corps selonc Tumani té, Nient mains avoit la déité ; Tout povoit inmutablement Qui les rassembla dignement Et resuscita home et Dieux , Puis monta puissaument au cieux.
Là, en âme et en corps yront
Ceulz qui de cuer le serviront - En joye, en doulceur, en seurté, En pardurable béneurté ; Mais cèulz qui en ly ne croiront Ou qui son vouloir ne feront Yront en tourment pardurable.