III, XVI
^ 2. « Tout en un mot devait se présenter comme le résultat de l'expérience de Mallet... mais, étant donné que ce qui constituait son expérience, c'était le sentiment de certaines choses arrivées aux autres... la beauté du jeu de construction, c'était de garder à chaque chose la valeur spéciale qu'elle avait pour lui. » (I, xviii.)
sentant leurs impressions et en partageant au besoin leur confusion *... » La règle est d'ailleurs la même pour le romancier que pour le lecteiir. A lui aussi il faut rintimilé pour les connaître. James ne nous présente pas ses personnages du dehors en historien ou en m.oraliste, tout en leur demeurant étranger. Ce qui l'intéresse, ce ne sont pas les actions, mais les sentiments; non point dans la vie ce qu'il y a d'immédiat, mais de réfléchi; le domaine, non des applications, mais des appréciations ^. Il ne voit l'intérêt majeur d'un événement humain « que dans une conscience capable d'une belle intensité et d'un ample développement 3 ». <^ Le plus important dans un roman, Hsons-nous encore, c'est la conscience de l'artiste*... » La conscience artistique de James est en effet en relation incessante avec ses personnages, conscience de premier plan, toute proche du lecteur et cependant mêlée aux intrigues; elle reflète, comme celle du caractère central, les émotions et les pensées. De là, dans ses livres, sous des noms d'emprunt, la présence fréquente du gentleman d'un certain âge, ami curieux, mais indulgent et sûr, qui, auprès des femmes surtout, s'acquitte avec infiniment de délicatesse du rôle de directeur de conscience et les aide à débrouiller leurs énigmes ^ Il a