Suidas, v. 'Ecrrioi
i^& MYTHOLOGIE DE LA GRÈCE ANTIQUE.
La personnalité mythologique d'Hestia s'étant développée tard, son type artistique ne peut remonter à une antiquité bien reculée. Pendant longtemps sans doute, elle n'eut pas d'image, cl l'on se contentait de lui offrir des sacrifices sur l'autel où brûlait son Teu sacré, comme dans le sanctuaire d'Ilcrmione'. Aucune des représentations de cette déesse n'était attribuée au ciseau des artistes primilifs, et ces représentations étaient peu nombreuses. Les textes anciens citent seulement : une statue d'ilestia au Prytanéc d'Athènes, une, à Ûlympie.dueàGlaucos d'Argos, une autre à Paros, d'un art remarquable, que Tibère fit consacrer dans le temple de la Concorde' ; à Rome enGn, une statue d'Hestia, œuvre célèbre de Scopas. La déesse était assise, comme il convttiit à son caractère de dignité et de stabilité; autour de son image étaient deux candélabres destinés à supporter les (lambeaux qui expriment sa nature ignée*. Qu'elle siège sur un trône, ou qu'elle soit debout, Itestia est toujours dans un état de complète immobilité qui répond à l'idée qu'on se faisait de sa divinité. La Vesia du palais Justiniani. vrai- '''E*^- semblablement d'origine grecque', est la
meilleure des statues de cette dce.'^e qui nous aient été conserïées (fif,'. 49). La simplicité du vêtement qui ta recouvre tout entière, la raideur des draperies de sa tunique, le voile qui tombe sur ses épaules, sa chevelure sans apprêt, sa physionomie sévère, tout en elle concourt ii produire une impression de gravité religieuse. Le bras droit, qui montre le ciel d'où est descendu le Teu sacré du fuyor, donne seul quelque apparence de mouvement à cette calme représentation \
). Pni.'.i"., Il, 35. 2.