Plut., Nicias, 73. Cf. Aristoph., Lysistr,, 389, sqq
4. V. Plat., Phœdr,, cap. 61. Schol. Theocr., XV, 112. Ilésycliius et Suidas, 'A^wvt^oç xiÏTroc. Cf. Raoul-Rochette, Mémoire sur les jardins d'Adonis (Rev. Archéol. 1859). Pamii ces plantes, on distinguait surtout la laitue, à la rapide croissance. Adonis mourant tombe sur un plant de laitue.
5. Uiad., XVllI, 561-572. Cf. les plaintes sur la mort de Tammuz, dieu syrien analogue à Adonis et dont le culte avait pénétré jusqu'en Babylonie (Maury, Belig, delà Grèce, III, p. 220).
6. Apollod., UI, 14, 4. Anton. Lib., 34. Uygin.,Fa6. 68. Ovid., Melam,, X, 297, sqq.
son temps se partagerait entre les deux déesses ^ Plus tard, le jeune homme, mortellement blessé à la chasse par la défense d'un sanglier, expira dans les bras d'Aphrodite ; scène dont plusieurs bas-reliefs et de nombreux sarcophages nous offrent la représentation '. Cette légende confirme la signification d'Adonis, telle que nous l'ayons indiquée d'après les cérémonies de son culte. C'est le dieu du printemps et de l'été, qui périt sous les coups de l'ardent soleil ou sous ceux du monstre de l'hiver; qui, chaque année, descend dans les ténèbres de la terre et qui en revient périodiquement.
Le pouvoir d'Aphrodite s'étend de la nature végétative à tous les êtres vivants. <c Kypris, dit le poète de Phymne homérique qui lui est consacré, excite de doux désirs dans le cœur des dieux; elle dompte les tribus des hommes mortels, et les oiseaux qui volent dans le ciel, et tous les animaux, ceux que nourrit le continent comme ceux que noumt la mer' ». Quand elle gravit les pentes de l'Ida à la recherche d'Anchise, les animaux de la montagne la suivent en remuant la queue et lui font cortège; « à ce spectacle, elle se réjouit, elle jette l'amour dans leurs cœurs, et ceux-ci s'accouplent dans les ravins ombreux ^ ». Cette conception d'une puissance féminine de l'amour, qui pénètre toute la nature animée dont elle entretient l'inépuisable vie, avait frappé l'esprit des plus anciens philosophes grecs, de Parménide, d'Empédocle, qui, avant Lucrèce, chantèrent l'universelle et irrésistible puissance d'Aphrodite. Mais , quand la déesse orientale fut entrée dans la famille de Jupiter, quand le génie hellénique l'eut marquée de son empreinte, elle cessa d'avoir cette haute et générale signification. Dans rOlympe, où la femme était représentée par des vierges comme Artémis, Athèna et Hestia, par une sévère épouse comme Hèra, par une mère vénérable comme Dèmèter, elle apportait avec elle un élément nouveau, peut-être étranger à l'ancienne religion des Hellènes : elle devenait Tidéal féminin, avec son charme infini, ses inévitables attraits, ses promesses de volupté.
Dans les poèmes homériques, la déesse est Timage de la grâce souveraine, de la triomphante beauté; elle est le type céleste auquel on compare les plus belles vierges et les plus belles femmes de la terre :
i. Suivant une autre version^ chaque année de la vie d'Adonis devait se partager également entre Aphrodite et Pei'séphone (V. les passages cités plus haut).
2. Sur CCS représentations, voir 0. Jahn, Arch, Beitràge^ p. 45-50. Cf. Mûller^Wieseler, Denk, AU. Kunst, II, pi. 27, n* 29 ;et le bas-relief qui est au Louvre (Frôhner, Noiice delà 8culpt, ant., I, n<* 172.)