‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 182 sur 550 · Prœcepl. conj · texte numérisé non relu

Prœcepl. conj

10. llcrod., 1, 190; deDeaSyria^ 6. D'après ilériMlute (/.ci/.), il en était de même à Chypre* Cr. Athcn., XII, 11.

ne s'est pas répandue dans la Grèce propre ; mais d'aulrcs causes ont contribué à y altérer d'impurs mélanges la religion d'Aphrodite. Quand, à Athènes, la fréquentation des héUeres fut devenue une mode et comme une condition de toute bonne éducation, quand les disciples infidèles d'Ëpicure prêchèrent la doctrine du plaisir à outrance, quand on vit des artistes commo Praxitèle et Apelles prendre pour modèles de leurs statues d'Aphrodite une Lais et une Phryné '. la divinité de la génération et de l'amour se transforma complètement, aux dépens de la morale publique. Elle laissa tomber tous les plis de sa robe, et n'excita plus que les désirs par le raffinement de ses poses et l'attrait de sa nudité. Elle fut alors, sous les noms d'bafpx et de nivSijiMi;, la divinité favorite des courtisanes qui célébraient ses fêtes avec éclat et qui, après leur mort, se faisaient ériger de magnifiques monuments où elles étaient figurées comme de nouvelles Aphrodites. En un mot, elle devint la déesse de l'impudicité, dont certaines de ses épithètes indiquent la nature.

Les symboles ou attributs d'Aphrodite font allusion, sous des formes diverses, à la fécondité génératrice et aux rapports des sexes. Dans le règne végétal, le myrte et les fruits aux nombreux pépins, tels que la pomme et la grenade, lui étaient spécialement consacres. On lui oflrait les animaux reproducteurs ou à la nature lascive, comme le bélier, le bouc, le lièvre que l'on voit assez souvent accroupi à côté d'elle ou sous son siège (fig. 56).

L'attribut du bélier, fréquent sur les monnaies chypriotes, avait été emprunté à l'Asie par les Grecs. L'Aphrodite kv.i'zfariU de Scopas, qui était une Aphrodite ^viiilM;, était assise sur un de ces animaux *. A Argos et en Thessalie, on lui immolait le porc*, qui, ailleurs, était exclu du nombre de ses victimes, à cause du sanglier qui avait tué son amant Adonis*. Parmi les oiseaux, le passereau et surtout l'amoureuse colombe qui, dans tes représentations de

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