‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 181 sur 550 · lliad,, m, 173,300, sqq. Odyss., III · texte numérisé non relu

lliad,, m, 173,300, sqq. Odyss., III

5. Xcnoph., Coniiv., VUI, 0-10. a Pausan., IX, 16, 3. Suivant Platon (Symp.^ 8), la déesse Ourania, fille d'Ouran«s, était la plus ancienne ; Aphrodite Pandèmos, fille de Zeus et de Dionè, était plus récente. Les Grecs expliquaient quelquefois cette dernière épithète, en disant que Thésée lui avait élevé un temple, après avoii' j;roupc a Athènes les dènieê de Vk\* tique (Pausan., I, 22, 3. Uarpocr., Lex.^ v. IIây^ï;/»o{).

106 MYTHOLOGIE DE LA GRÈCE AiNTIQUË.

de la femme, avant comme après l*hymen. Celte attribution d'Aphrodite doit remonter à une antiquité assez reculée. Dans VOdysséCj en effet, les filles de Pandaréos, restées orphelines, sont nourries et élevées par Aphrodite qui va demander pour elles à Jupiter « la consommation d'un florissant hymen » ^ Comme Artémis, elle est une déesse xsupcTpé^sç^. A Sicyone, la prêtrise annuelle de son sanctuaire était exercée par une vierge '. Ce n'est là peut-être qu'un fait local et isolé. Mais de nombreux témoignages nous montrent en elle une des puissances divines qui président aux liens sacrés du mariage. Aphrodite Nymphia^ comme on l'appelait à Hermione ^, avait à Sparte une antique image où elle paraissait se confondre avec Hèra, idéal céleste de réponse, et un autel où les mères, au moment du mariage de leurs filles, offraient un sacrifice '. En Argolide et à Naupacte, la déesse était l'objet du même culte de la part des jeunes filles, et des veuves qui désiraient se remarier *. Par suite, elle est une déesse des nais-* sances. En Attique, Aphrodite Kiùkiiq était associée aux Génétyllides "^ ; et à Délos, le vieux poète lyrique Olen l'avait identifiée avec Ilithyia, en faisant de cette dernière la mère d'Éros ^. A Élis enfin, l'Aphrodite de Phidias avait le pied posé sur une tortue ; symbole, dit Plutarque ', de la vie sédentaire de la mère de famille et du silence qu'elle doit garder.

Cette dignité première d'Aphrodite, fidèlement conservée peut-être dans certaines parties du continent grec, devait s'affaiblir avec le temps, et, dans les villes maritimes, se dégrader au contact de l'étranger. Là, en effet, la licence et la corruption croissante des mœurs firent accueillir avec une singulière faveur les plus honteuses pratiques du culte de l'Aphrodite asiatique. La prostitution, qui était insépa-^ rable de la religion de Mylitta à Babylone et de celle de la Déesse Syrienne à Byblos*°, revêtit, à Corinthe également, un caractère sacré. Au temps de la plus grande prospérité de cette ville, près de mille hé' tœres étaient attachées au sanctuaire de la déesse. Cette institution, qui se conserva à Éryx, en Sicile, jusque sous la domination romaine,

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