‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 212 sur 550 · Theocr., XX, 37, et Schol. ; Apollon. Rh., IV · texte numérisé non relu

Theocr., XX, 37, et Schol. ; Apollon. Rh., IV

les sombres profondeurs de la imit. Mais, à Theurc où il disparaît, le soleil brille encore d*un vif éclat. Endymion est donc jeune et beau même en son sommeil, et la lune qui se lève alors à Thorizon, le contemple avec amour et caresse sa couche de ses plus doux rayons*.

n. — LES PLANETES ET LES ETOILES.

La lune n'est pas le seul astre de la nuit que célèbrent les légendes mythologiques. Le spectacle du ciel étoile offrait un autre sujet d'observation et d'étonnement, fait pour inspirer la poésie populaire. Les Grecs, ou leurs ancêtres, avaient de bonne heure remarqué le vif éclat de certaines étoiles, les figures que leurs groupes forment dans le ciel, la place qu'elles y occupent, les différentes heures de leur lever et de leur coucher selon les saisons de Tannée, les indications qu'elles peuvent fournir pour la navigation et pour les travaux champêtres. Ces observations, traduites en langage poétique, avaient donné naissance à un certain nombre de mythes, moins riches et moins développés que ceux des grandes divinités du ciel, mais qui ont encore leur intérêt.

Parmi les planètes, celle de Vénus est la seule qui paraisse avoir frappé l'imagination grecque. Comme elle est visible avant le lever du soleil et après son coucher, elle se décomposait en deux êtres divins qui étaient considérés comme deux frères : Phosphoros ou Èospkoros (Lucifer des Latins), Tétoile du matin ; Uespéros, l'étoile du soir. Phosphoros est le fils d'Âstraeos et d'Eos, du ciel constellé et de l'aurore, ou encore deKéphaloset d'Èos*. Or, d'après la Théogonie hésiotique, ce dernier couple a donné le jour à Phaéthon, qui, comme le remarque justement Preller', est ici identique à Phosphoros. Ce Phaéthon a astre brillant » est enlevé, dans la tendre fleur de sa jeunesse, par Aphrodite qui en fait le gardien nocturne de son sanctuaire^; c'est la belle étoile matinale, aimée, pour sa beauté, de la déesse de l'Aurore, qui bientôt Téclipse et semble l'emporter avec elle, mais pour la faire reparaître le soir à l'horizon, où elle veille aux portes du ciel. Ainsi s'expliquent les rapports de Vénus avec la planète dont elle porte le nom. Le matin, Phosphoros sort du bain de l'Océan et élève

1. M. Max Mûllcr, dont nous adoptons l'interprétation, n t'ait ressortir la poésie de la légende d'Ëndymion dans plusieui-s belles pages de ses Essais de vujth. comparée, (Irad. G. Perrot, p. 102-105). PourPreller [Griech. Mythol., L 365), Endymion était, en Carie, un génie de la nuit et du sommeil delà nuit, par suite du sommeil de la mort.

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