‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 243 sur 550 · GÉNIES DES ORAGES ET DES VENTS · texte numérisé non relu

GÉNIES DES ORAGES ET DES VENTS

ils sacrifiaient des animaux devant leurs autels, surtout des ânes et des chevaux.

Le cheval, en effet, fut toujours en Grèce un des symboles naturels des vents. On se rappelle que les coursiers d'Achille sont les fils de Zéphyros. Suivant une autre tradition, Borce avait pris la forme d'un cheval pour s'unir aux cavales d'Érichtonios, et, de cette union féconde, étaient nées douze jeunes cavales si légères que, a lancées à la course sur les fertiles moissons, elles effleuraient sans les briser les têtes des épis, et, sur le dos de la vaste mer, elles glissaient à la pointe des vagues x> ^ Ces poétiques images étaient sans doute Torigine d'une croyance, encore répandue dans l'antiquité au temps de Virgile : celle de la fécondation des cavales au printemps par le souffle du zéphyr. Cette puissance fécondante des vents se rattache d'ailleurs à une autre idée. Comme en témoigne le rapprochement du mot grec âvefJLcç et du latin animus, la nature du vent était, aux yeux des anciens, analogue à la nature du principe vital ; l'âme était un souffle, et ce souffle, chez les animaux comme chez l'homme, devait avoir la même source divine que celui dont l'action s^exerçait sur toute la nature inanimée *.

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