‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 27 sur 550 · De bello Golhico. UI · texte numérisé non relu

De bello Golhico. UI

Lithuaniens, Perkunas, le dieu de Torage, est synonyme de « devaïtis », la divinité*. Dans la mythologie teutonique, le souverain de l'univers, le père de toutes choses, c'est Thor ou Donar, le dieu du tonnerre, qui lance dans le ciel, avec un épouvantable Tracas, son char attelé de boucs. Cette image du char roulant et grondant du tonnerre n'est pas étrangère à la Grèce'. Mais le plus souvent Zeus est simplement appelé le dieu « qui se plaît à lancer la foudre, qui fait jaillir la lueur blanche de réclair, le dieu au fracas retentissant, le dieu qui gronde dans leshauteurs.» LaTitanomachie, le mythe de Typhon, la Gigantomachie, ne sont, comme le remarque Preller, que la glorification de ce Zeus Key^aunios^ .

Des nuées amassées par le dieu s*échappe nt les eaux de pluie qui, sur la terre, grossissent les fleuves, enflent les torrents, ravagent le sol, ouïe fécondent au contraire par une bienfaisante humidité. Zeus est donc quelquefois considéré comme Fauteur des pluies, comme le dieu pluvieux, //j/^/ios, Ombrios, Au lieu de notre expression indéterminée : il pleut, les Grecs disaient: Zsù; uei, c'est Zeus qui pleut. Quand, après une longue sécheresse, les campagnes réclamaient Teau du ciel, les Athéniens adressaient au dieu la prière suivante : « Verse, verse la pluie, ô Zeus, notre dieu, sur les cultures et sur les terres des Athéniens *. » Cette idée, qui s'est conservée dans les croyances vulgaires, avait revêtu en Grèce une forme mythologique. Sur l'acropole d'Athènes, on voyait une statue de Gsea (la terre personnifiée) dans l'attitude d'une suppliante qui prie Zeus de lui envoyer la pluie qui doit pénétrer et rafraîchir son sein *. Une des épouses divines de Zeus sera Dèmèter, la Terre-Mère, et Virgile ne fera que traduire poétiquement cette idée mythologique quand il nous montrera, à l'heure printanière, le dieu tout-puissant de l'éther, qui descend en pluies vivifiantes dans le sein de son épouse, la terre, et qui féconde tous les germes quelle renferme*. C'est ainsi également que, dans presque tous les cantons de la Grèce, on racontait le commerce amoureux de Zeus avec des femmes mortelles : unions d'où étaient nés de nombreux enfants, images de ces créations végétatives que font éclore en foule les eaux du ciel, quand elles arrosent et pénètrent le sol. Zeus, en effet, était quelquefois

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