‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 26 sur 550 · Pausaii., Vin, 58, 2-7; cf. plus luiii, p · texte numérisé non relu

Pausaii., Vin, 58, 2-7; cf. plus luiii, p

7. V. le chapitre de Welckcr : Zeus auf tien Gebirgsgipfeln {Gricch. GôU.f 1. 109).

qu'ils lui consacraient, sur les aulels taillés dans le roc ou sur les simples tertres que lui avait élevés la piété des premiers habitants de la Grèce. Ce dieu de l*éther consent quelquefois à descendre sur les sommets où il est adoré; mais il ne les quitte jamais pour venir, comme les autres dieux, se mêler aux querelles des hommes ; il se borne à contempler, de là, la terre qui est à ses pieds. Il est le dieu Haut ('YxaToç)*, le dieu Très-Haut ("r^J/ioroç)*; carcesépithètes,qui plus tard exprimèrent surtout la souveraineté de Zeus sur les autres dieux, s'appliquaient sans doute d'abord à celui qui règne dans les dernières profondeurs du ciel.

Le dieu de la splendeur céleste peut aussi dérober aux hommes cette lumière dont le glorieux domaine lui appartient. « Les nuits comme les jours viennent de Zeus, » dit le poète homérique'. 11 obscurcit, à son gré, Tazur éclatant du ciel de Grèce. C'est le dieu des sombres nuées (xcXatvsçtjç,) le dieu assembleur de nuages (veçsXTQYepéTTjç). C'est également le dieu qui tient l'égide (oLi-^l.o-/pq) c'est-à-dire celui qui déchaîne la tempête. L'égide, en effet qui, par une erreur de langage*, devint le manteau ou le bouclier de peau de chèvre qui est l'attribut particulier d'Athèna, n'était d'abord, comme en témoigne la langue grecque elle-même*, autre chose que le souffle impétueux de Touragan, et le poète homérique semble n'avoir pas oublié cette signification quand il nous montre, au simple mouvement de l'égide de Zeus, rida tout entier couvert de nuées, le tonnerre qui retentit et la terre ébranlée dans ses fondements *. C'est dans ces redoutables convulsions de la nature, au sein de la foudre et des éclairs, que les Grecs, comme les autres peuples de l'antiquité, croyaient voir éclater surtout la puissance du roi du ciel. Chez le Psalmiste, les grondements du tonnerre sont les éclats de la voix de Jéhovah irrité, dont les narines laissent échapper des flots de fumée, dont la bouche vomit des torrents de flammes, et qui vole dans l'espace, sur un chérubin, avec l'aide des vents. Le dieu unique qu'adoraient jadis les Slaves, au témoignage de Procope\ était celui, disaient-ils, qui avait fait la foudre. Chez les

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