‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 282 sur 550 · Idem.. II, 2, I · texte numérisé non relu

Idem.. II, 2, I

6. Voir l'excellente élude de M. Vidal-Lablacbe sur Hérode AttictUj p. 02-93.

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touréc des Néréides. Cette jurande composition n'était pas seulement un magnifique horomage rendu au dieu : elle avait sa si^nificatioa particulière à Corinthe, la ville qui honorait le plus Apliroditc et qui rendait un culte particulier au héros Palœmon : deux divinités locales que l'artiste avait habilement groupées autour du souverain de la mer.

Les textes anciens ne nous donnent aucun renseignement sur le développement du type de Poséidon et sur l'époque où fut Gxé son idéal artistique'. La plus ancienne représentation du dieu dont nous ayons connaissance est une peinture. Cléantlies de Corinthe avait retracé, sur les parois d'un temple d'Artémis, près d'Olympie, la scène de la naissance d'Athèna: on y voyait Poséidon présentant un thon à Jupiter*. Mais Strabon, qui rapporte le fait, ne nous dit pas quels étaient les caractères de la figure du dieu. Nous ignorons également ce qu'était le Poséidon llippios que Pausanias vit à Phcnéc et dont la tradition faisait remonter la consécration jusqu'à Ulysse ^. Si l'on veut se faire quelque idée des images archaïques du dieu, il faut consulter les vases peints à figures noires oîi Poséidon est dans la compagnie d'autres divinités et surtout les monnaies les plus anciennes de la ville de Posidonia (fig. 94). Sur ces dernières, Poséidon est debout, marchant à grands pas. Son bras gauche est tendu en avant; delà droite, il brandit le trident, comme un javelot, à la hauteur de la tête, et semble le diriger vers un faut. Son corps est presque entièrement nu : un manteau dont les extrémités frangées pendent de chacun de ses bras est seul jeté sur ses épaules.

Le double caractère poétique de Poséidon, frère de Zeus et souverain de la mer, fut reproduit plus tard par les artistes grecs. H est généralement représenté sous les traits d'un homme dans la maturité de l'âge, au corps puissant, à la forte musculature, à la large jjoitrine (EijpùstEpvsç). Son altitude et sa physionomie ont une royale majesté (fig. 95). Mais cette majesté n'est pan sereine comme celle du maître du ciel. Sa tète a le plus souvent une expression soucieuse et sombre : l'animation de sa figure, le désordre de sa chevelure, sa barbe épaisse et rude, sont autant de traits qui indiquent la violence des sentiments dont est

1. Sur ceUu quesllon (léliratc, comme sur ilieu, voir louvruïi' il'Otcrbecli , Griech. Lti|nig, 1K75.

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