‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 281 sur 550 · Pausnn.VHI · texte numérisé non relu

Pausnn.VHI

5. Antimaquc cité par Pausanias, VIH, 26; Eiistatli. adHom., p. 1051 ; cf. Quint. Smyin., IV, 570.

6. Le mot r/j/asdi semble, au premier alwrd, se rattacher à tt*?-/»}. Ce|)endant Kuhii (ZrtV- 9chr., I, p. 461) le rapproche de .(/jyyu/ii et du sanscrit /^d/Vis (idée de force, de puissance).

7. Sur le» monuments (|ui représentent la ilispute d'Athèna et de Poséidon, voir Stepiuuii, Comptes rendus, etc. 1872, et de Witte, Monuments grecs, 1875, p. 13-22.

8. HesychiuB : t/i^açt Ç«ûÇa« BttTaXoi — îfA^toç Hevccdây, é Çvyco«.

eaux: chevaux ailés, chevaux merveilleux, doués de la raison et de la parole, comme ceux dont Poséidon avait fait présent à Pelée et qui traînent devant Troie le char d'Achille, comme ceux encore qui assurent à Pélops la victoire sur Œnomaos. 11 n'est pas étonnant que les fêtes du culte de Poséidon fussent accompagnées, sur plusieurs points de la Grèce, de courses de chevaux. La ville d'Oncheste, sur les bords du Copaïs, ville qui n'était plus qu'une ruine du temps de Pausanias*, avait été le centre primitif de la religion de Poséidon en Béotie. Le dieu y avait un àXaoc', près duquel se célébraient des courses d'un genre particulier auxquelles l'hymne homérique à Apollon Pythien fait allusion dans un passage assez obscur'. Les chevaux, attelés au char, étaient abandonnés à eux-mêmes par leurs conducteurs, qui les suivaient de loin en les excitant de la voix. Ceux que le hasard ou leur instinct guidait vers le bois sacré étaient considérés comme les vainqueurs, et le char qu'ils avaient traîné était déposé dans le temple, sous la protection du dieu.

Aux époques historiques, l'isthme de Corinthe, consacré tout entier au dieu des deux mers dont il est baigné, était devenu, par sa position, le centre principal du culte de Poséidon et le théâtre de ses plus belles fêtes. On disait qu'autrefois Poséidon était entré en lutte avec Ilélios pour la possession du pays. Briarée, choisi comme arbitre, avait attribué à Ilélios le haut rocher de TAcro-Corinthe que viennent frapper les premiers rayons du soleil ; il avait donné l'isthme au dieu de la mer*. On faisait remonter jusqu'au héros Sisyphe l'institution à Corinthe du culte de Poséidon, et jusqu'à Thésée, représentant de la race ionienne, l'établissement des jeux isthmiques et des courses de chars. Certaines divinités marines d'ordre secondaire, telles que Leucothéa, et surtout le héros Mélicertes-Palsemon, étaient dans l'isthme l'objet d'un culte spécial, à côté de Poséidon auquel ils faisaient, pour ainsi dire, cortège '. Parmi les œuvres d'art qui décoraient le temple du dieu, la plus remarquable était une composition, de sculpture chryséléphantine, offerte par Hérode Atticus*. Sur un char traîné par quatre chevaux, entièrement dorés, à l'exception des sabots, qui étaient en ivoire, s'élevaient les statues de Poséidon et d'Amphitrite avec l'enfant Palaemon debout sur un dauphin. Au-dessous, sur la base, était représentée Thalassa, portant dans ses bras Aphrodite sa fille et en-

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