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d'Œniades en particulier, ou les monnaies de Mctapontc, ville d'origine demi-étolienne, qui nous offrent le type d'Achéloos, tantôt sous les traits d'un homme à la tète armée de cornes, tenant d'une main un roseau, de l'autre une patère', tantôt sous la forme d'un taureau a visage humain*.
Parmi les fleuves divinisés de la Grèce propre, il faut citer en outre : VAsopos^ dont la signiBcation paraît avoir été à l'origine aussi générale que celle de l'Achéloos ; car son nom se retrouve à la fois dans les légendes de Phlia, de Sicyone, de Corcyre, d'Égine et de Thèbes'; VAlphée (le nourricier), le plus grand fleuve du Péloponèse, dont le culte fut apporté en Sicile avec celui d'Artémis* ; à Athènes, Vllissos, dont l'image avait été sculptée par Phidias au fronton occidental du Parthénon^. Le culte des fleuves était aussi très-répandu en Asie Mineure. Aux temps homériques, les Troyens offraient au dieu Scamandre des chevaux et des taureaux qu'ils précipitaient vivants dans ses eaux*. Le Caïque de Mysie, l'Hermos lydien, le Caystre, le Méandre, le Sangarios phrygien, jouent, dans beaucoup de légendes asiatiques, un rôle important qui témoigne du respect religieux qu'ils inspiraient aux habitants de ces contrées. Les Grecs attribuaient le même caractère jdivin à plusieurs grands fleuves étrangers, tels que le Nil, le Phase, rister et l'Ëridan, sur les bords desquels les avait poussés leur esprit d'aventure, ou dont les noms, grâce à leurs relations commerciales, étaient arrivés jusqu'à eux^