l'Ial.Cor'/.. 526, e. Apol'o
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d'antiques traditions, avaient péché contre les dieux et dont les châtiments devaient servir aux hommes d'exemple et de menace. Ces fictions qui, à l'origine, n^élaient que des images empruntées au spectacle de la nature, furent traitées de bonne heure dans un sens moral et didactique. Les Titans, révoltés contre les dieux, ont été, en punition de leur audace, précipités dans le Tartare*. Le géant TityoSy dont le corps couvre neuf arpents, a le foie rongé par deux vautours qui ne lâchent jamais leur proie. Tityos est puni par où il a péché : car, suivant les idées grecques, le foie est le siège de ces ardeurs brutales qui avaient poussé le géant à faire violence à Latone'. Le supplice de Tityos n'est donc qu'un exemple des châtiments réservés à la concupiscence. Tantale, le héros asiatique, subit dans le Tartare un supplice devenu proverbial. D'après la Nekuia de l'Odyssée, il est plongé dans l'eau jusqu'au menton : il meurt de soif, sans pouvoir jamais se désaltérer; car s'il approche ses lèvres de la rafraîchissante liqueur, l'onde se retire et laisse le sol à sec. Des arbres, chargés de fruits délicieux, laissent pendre leurs rameaux au-dessus de sa tétc ; étend-il les mains pour les saisir, le vent les emporte dans les nuages'. Cette légende au sujet de Tantale était la plus répandue, mais elle n'était pas la seule. D'après une autre tradition, exprimée pour la première fois dans les vers d'Archiloque*, le roi asiatique avait au-dessus de sa tétc un rocher toujours prêt à tomber, perpétuelle menace de mort : les Grecs y voyaient une image de l'éternelle angoisse des tyrans'^. Selon Pindare*, Tantale avait été admis à la table des dieux, mais il avait dérobé le nectar et Tambroisie pour en faire part aux hommes : son crime était analogue à celui de Prométhée ; son supplice devait ressembler à celui du Titan. On disait qu'après sa faute Zeus Tavait chassé de l'Olympe et l'avait attaché, les mains liées, au sommet du Sipyle'. Sisyphe, et le rocher qu'il est condamné à rouler sans cesse sur une pente escarpée, en vue d'un sommet qu'il n'atteint jamais, étaient interprétés comme une image de l'agitation perpétuelle et des efforts impuissants de l'esprit humaine Ixion attaché à une roue enflammée