Du verbe ceèw^sw, suspendre
4. Avec cette diflérence que les oscilla représentaient non pas Érigonc, comme les «Itâpx de l'Atttque, mais Dacchus lui-même. Virg., Georg. ,11, 389-39i. Voir le commentaire de ces vers par le savsnt éditeur de Virgile, M. ticnoist.
5. Ce jeu s'appelait àaxw/tas/Jioî. Cf. Virg., Georg,, II, 384 : f Algue inter pocula lœii Mollibwf in pralis unciox saluere per utres. » Voir les textes rassemblés à ce sujet par K. F. ihimann [Uhrbuch dcr griech. Antiquil,, II, g 57,10-11).
un immense concours, il y avait dans les campagnes d'autres fêtes d'un caractère plus modeste, plus primitif aussi, qui s' afpehieni les petites Dionysies, les Dionysies rurales (Atovùata xà xaTàvpoj;, -zx fjitxpa) ou encore les fêles du dieu du vin (Beotvia). C'est là que s'étaient fidèlement conservées sans doute les plus anciennes traditions du culte attiquc de Bacchus. « La fête traditionnelle des Dionysies, écrivait Plutarquc% était autrefois d'une simple et populaire gaieté. En têle du cortège, un^ amphore de vin et un sarment de vigne ; ensuite un bouc, que quelqu'un traînait ; puis une corbeille de figues portée par une autre personne, et enfin, le phallos. x> C'est une fête analogue qu'une scène des Acharniens^ fait revivre dans toute sa naïveté, mais aussi dans toute sa grossièreté rustique. Nous y voyons la famille campagnarde se rendre processionnellement à Tautel du dieu qu'elle vient d'invoquer par ses prières : la fille marche en avant comme canéphore^ c'est-à-dire, portant la corbeille sacrée ; vient ensuite Fesclave, qui porte le phallos, et enfin le père de famille, Dicseopolis, qui ferme la marche en chantant la chanson phallique'. Mais cette procession de famille, qui n'est d'ailleurs qu'une parodie, ne nous donne qu'une idée fort incomplète des Dionysies champêtres telles que les célébraient, au mois de Poseidéon, les habitants de plusieurs villages réunis à la bourgade la plus voisine pour fêter le dieu et pour s'égayer en commun. On offrait sans doute un sacrifice à Dionysos; mais la cérémonie religieuse était nécessairement suivie de copieuses libations, de festins joyeux, de jeux populaires, de processions et de danses grotesques, peut-être aussi de mascarades qui provoquaient les éclats d'une bruyante gaieté, et où les paysans échangeaient mille propos railleurs, mille grossiers quolibets, qui bientôt donnèrent naissance au dialogue comique. S'il Faut en croire, en effet, la tradition^, ce serait le dème d'Icaria qui aurait vu l'enfance de la comédie. Mais, à défaut de témoignages précis sur ce point, nous devons supposer que l'élément dramatique, contenu sans doute déjà dans les Dionysies champêtres, se développa surtout à Athènes, dans les fêtes de Bacchus, qui portaient le nom de Lènées (ÀYjvaia).
Les LènéeSf comme le mot l'indique, étaient les fêtes du pressoir, et Dionysos y était simplement considéré, à l'origine, comme le dieu