‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 397 sur 550 · A)H)|lon., ArgoH., II. 500, sqq. et Schol · texte numérisé non relu

A)H)|lon., ArgoH., II. 500, sqq. et Schol

DIVINITES AGRESTES. — DAIMINIS. 461

mille tentations qu'il renconirail sur sa route : mais un jour, il se laissa enivrer par la fille d*un roi et céda à son caprice. Le châtiment ne se Ht pas longtemps attendre. Privé de la douce lumière, Daphnis essaya en vain de se consoler en faisant retentir de ses chants et du jeu de son chalumeau Técho des montagnes. Il ne vécut plus longtemps, et, un soir, s*étant égaré, il tomba des escarpements d'un rocher. Les nymphes, compagnes de sa vie et de ses jeux, les nymphes qui l'avaient aimé, pleurèrent sur son corps et lui rendirent les honneurs de la sépulture*.

Dans cette gracieuse légende, nous trouvons groupés autour de Daphnis plusieurs traits qui appartiennent à d'autres dieux ou héros dont le caractère est assez bien établi. Daphnis est beau comme Endymion, comme Memnon, comme Linos, d'autres encore; ses fonctions de berger le rapprochent d'Apollon ctd'Aristée ; il est exposé à sa naissance et aveuglé avant sa mort comme Œdipe ; son nom enfin en fait un parent de Daphnè, aimée du dieu de la lumière. Daphnis, c'est donc sans doute le beau soleil qui, chaque jour, fait paître ses brillants troupeaux, qui, au matin de sa vie, aime l'aurore et en est aimé, qui plus tard s'éloigne d'elle, qui, pour prix de son infidélité, est aveuglé par la nuit et disparaît bientôt derrière les hautes cimes V

i. Sources de la légende de Daphnis : Diod., IV, 84. Parthen., Narrai. Amaf., 29. Schol. Thewr.. I, 65; YIll,y3. Philai-gyr., ad Virç., Eclog., V, 20. Serv., ad Virg., Eclog., VIII, 68 ; X, 26.

2. C'est, en partie, l'interprétation donnée par M. Cox, Mylh. of Ihe Aryan dations, II, 29, noie.

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