‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 399 sur 550 · Iliade, II, 410. et la note d'Aristarque sur ce vers · texte numérisé non relu

Iliade, II, 410. et la note d'Aristarque sur ce vers

o, Odtjss.j IV, 501 s<iij. Suivant une liudilion iiostiTicnre, Dioniède avait élc rend» immortel, de la même façon, par Allièna ù Argos (l'ind., Nem., X, 11).

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les héros bien au-dessus de la race commune des mortels ; il leur donne une place dans la série des âges mythiques qui ont précédé le sien ; il les appelle des demi-dieux, f^jjLiOîoi. Tous ces grands guerriers, tombas devant Troie ou devant Thèbes, avaient Tânie plus juste et plus vaillante, dit-il, que les hommes d'aujourd'hui ; ils étaient d'une nature meilleure. Jupiter, dans son équité, n*a pu leur faire le même sort. Ils habitent donc maintenant , loin des dieux et des hommes, aux extrémités de la terre, dans les Iles des Bienheureux, près du cours profond de TOcéan, où, à l'abri de toute douleur, exempts de tout souci, ils mènent une vie de délices ^

Ces imaginations, malgré l'autorité dllésiode, allaient rester eu Grèce à l'état dépures fictions poétiques. L'idée d'un séjour d'élus, d'une sorte de paradis aristocratique réservé à la plus haute classe de l'humanité, ne devait pas faire son chemin dans les croyances populairos*. Qu'importait à la foi grecque l'existence vague de puissances demi-divines, si ces puissances n'avaient aucun rapport avec le monde des vivants, si elles étaient reléguées à une distance où ne pouvaient parvenir ni les offrandes, ni les prières? Il fallait au sentiment religieux des objets d'adoration plus accessibles et plus présents. Oubliant donc les récits de leurs poètes, les Grecs rapprochèrent le séjour des héros du séjour de l'homme. Ils crurent, selon la tradition homérique, que les héros étaient morts, que la terre avait leurs dépouilles, qu'elle était désormais leur éternelle demeure. Le plus grand d'entre eux, Hercule, est le seul qui ait fait son ascension vers l'Olympe, le seul qui jouisse de la vue et du commerce des dieux. Les autres habitent la retraite conmiune à tous les cires qui ont vécu. Un des principaux guerriers du cycle thébain, Amphiaraos, à qui Jupiter a voulu donner l'immortalité, a été englouti, avec son char et ses coursiers, dans le sein de la terre ; c'est là qu'il réside ; c'est de là qu'il fait entendre sa voix à qui vient le consulter '. Un (ils du maître des dieux, i£aque, a obtenu après sa mort des houneui's singuliers : il est dans les enfers l'assesseur de Pluton et de Perséphone; mais son immortalité est enfermée dans les limites du monde souterrain.

C'est dans cette région de la mort que la dévotion populaire alla chercher les héros, et les pratiques de leur culte rappelèrent celles qui s'adressaient aux divinités chtlioniennes. On leur sacrifiait, non au lever de l'aurore comme pour les Olympiens, mais vers le soir, à l'heure où le

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