SnU. Herc
à la faveur des ombres de la nuit, il s'unit à la fille d'Électryon. Cette même nuit, Amphitryon, de retour d'une expédition glorieuse, rentre dans son palais où il va chercher les embrassements de son épouse. De ce double commerce avec un dieu et Tun des premiers parmi les mortels, AIcmène devint mère dans Thèbes, la ville aux sept portes, de deux fils bien peu semblables entre eux quoique frères, de natures bien inégales : du fort, du redoutable Héraclès engendré par Jupiter qui assemble les nuages; dlphiclès issu du belliqueux Amphitryon; postérité diverse, comme devaient être le rejeton d'un homme, d*un mortel et celui du (ils de Cronos, qui commande à tous les dieux ^ ))Ce récit inventé, sans aucun souci de la moralité, pour concilier deux traditions différentes, dont la plus ancienne peut-être faisait d'Amphitryon le père du héros, tandis que la plus récente attribuait au maître de rOlympe lui-même ce fils glorieux, est celui que la poésie grecque a adopté. Il est évidemment d'origine béotienne. LeTliébain Pindare, qui ne néglige aucune occasion de célébrer le héros né dans b?s murs de sa patrie, se borne à enrichir ce récit de quelques détails merveilleux. Tantôt il nous dit que Zeus a pris la forme d'Amphitryon pour s'approcher d'Aicmène, tantôt qu'il est descendu de l'Olympe, au milieu de la nuit, dans le palais thébain, sous la forme d'une pluie de neige dorée, fécondant AIcmène à peu près de la même façon qu'il avait jadis fécondé Danaé". La tradition rapportée par l'/Ziarfc' et qui est vraisemblablement d'origine argienne, ajoute au mythe un élément nouveau, en y faisant intervenir la jalousie d'Ilèra et la haine dentelle poursuit, même avant sa naissance, le fils d'Aicmène. Le jour où celle-ci allait enfanter, Zeus déclare en se glorifiant devant l'assemblée des dieux, qu'il va naître un enfant appelé à de brillantes destinées et dont la domination s'étendra un jour sur toute la Grèce. La perfide Hèra fait affirmer, par serment, cette promesse à son époux ; aussitôt elle vole à Argos où elle aide la femme de Sthénélos à mettre prématurément au monde le fils qu'elle portait depuis sept mois seulement dans son sein, tandis qu'à Thèbes elle retarde les couches d'Aicmène. Elle revient ensuite dans l'Olympe annoncer à Jupiter et aux dieux la naissance du glorieux dominateur, Eurysthée, fils de Sthénélos, Jupiter, joué par son épouse, est en proie à une violente colère ; mais il est enchaîné par son serment, et il lui faut se résigner à voir dans Eurysthée le futur maître d'Héraclès, celui qui doit imposer au héros une série de pénibles travaux.
Sans prétendre expliquer tous les détails de ce mythe, on ne peut