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litc, clic prenait sa source dans un sentiment élevé de la justice divine. Zcus n'est pas toujours le dieu redoutable qui frappe et qui châtie ; il est aussi le dieu miséricordieux qui prend en pitié les faiblesses humaines. Aux attributs de sa puissance et de sa justice s*ajoute un attribut nouveau : celui de la bonté. En Ârcadie, sur le chemin qui conduisait de Mégalopolis au Ménale, on voyait un temple dédié au Dieu-Bon (X^aôcç St6ç,), a Si les dieux, dit Pausanias, donnent aux hommes les biens de la vie, et si Zeus est le premier de tous les dieux, il est raisonnable de supposer que par cette dénomination on a voulu désigner Zeus*. » Le culte du Dieu-Bon, qui a laissé peu de traces en Grèce, ne paraît pas remonter à une époque très-reculée; maisl'idée qu'il implique est une idée ancienne et inséparable de la religion de Jupiter. A Sicyone* et à Athènes', le dieu suprême étaithonoré sous répithète deM£iX(//.o;. Zeus MilichioSy c'est le dieu plein de douceur pour Thomme, qui accueille bienveillamment ses prières et qui le reçoit en sa grâce. Secourable à tous les faibles, protecteur des étrangers et des indigents, il est le dieu des fugitifs, le dieu des suppliants qui ne Tinvoquent jamais en vain. « Lève les yeux, dit le chœur des Danaïdes, lève les yeux vers le dieu qui, du haut du ciel, observe et protège les mortels infortunés qui, s'adressant à leurs proches, n'en obtiennent pas un juste secours. Zcus, le dieu des suppliants, s'irrite quand les gémissements des malheureux ne sont pas écoutés*. » En face des fautes commises, sa vengeance n'éclate pas toujours et sa rigueur peut s'attendrir; il agrée les humbles prières, les sacrifices expiatoires. Il est le dieu purificateur, celui qui lave les hommes de leurs souillures. De nombreuses légendes témoignent de ce caractère de Jupiter. Ixion, le premier meurtrier et le premier suppliant, avait en vain, disait-on, imploré sa grâce de tous les dieux; tous l'avaient repoussé. Zeus seul le prit en pilié, le purifia du sang qu'il avait versé et l'admit à sa table. Il ne fallut rien moins qu'un forfait nouûeau, et plus épouvantable, commis par Ixion pour que le maître desd eux le condamnât au supplice éternel que l'on connaît. Les Danaïdes meurtrières de leurs époux, furent, d'après la tradition, purifiées par Athéna et par Hermès, sur les ordres de Zeus'^. Thésée,