‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 44 sur 550 · Apollod., Il · texte numérisé non relu

Apollod., Il

souillé (lu sang des brigands de TÂltique, quand il arriva à Athènes, fut purifie par les Phytalides devant fautol de Zeus Milichios\ Ce dieu, dont la souveraine bonté pardonne au crime qu'elle consent à oublier, pousse la miséricorde jusqu'à endormir dans rame des coupables les cruelles douleurs du remords. Près de Gythion, en Laconie, on montrait une pierre où Oreste s'était assis et avait été aussitôt guéri de ses fureurs. Cette pierre était consacrée à Zeus Karzwiaç, comme on l'appelait dans le dialecte dorien, c'est-à-dire au dieu qui calme*. Ainsi les grands coupables, repoussés des hommes et condamnés par leur justice, trouvaient auprès de Jupiter un consolant et suprême refuge.

Si Zeus protège les individus, il veille en même temps sur les différentes associations humaines qui toutes, depuis la famille jusqu'à la nation, reconnaissent sa souveraineté et relèvent de sa puissance. Sous le nom d'ErkeioSy il est le protecteur du mur de clôture (Ipxoç) qui limite l'enceinte de Tliabitation. Son autel, placé dans la cour qui précède la maison, est pour celle-ci ce que le temple est pour la cité : autel vénérable, au pied duquel Néoptolème n'a pu égorger Priam sans encourir la colère divine. Jupiter est donc le dieu du loyer domestique (Epheslios), le dieu de la famille qu'il peut, à son gré, combler de biens (Ktesios) ; et, comme la famille repose sur l'institution du mariage, il est quelquefois considéré comme le protecteur des droits de l'hymen (Zygios, Garnèlios), Il préside aux liens de la parenté. 11 est le dieu des compagnons du même âge, et, d'une façon plus générale, le dieu de l'amitié (Philios), Zeus Philios avait un temple à Mégalopolis : sa statue, œuvre de Polyclète le Jeune, était remarquable par la ressemblance qu'elle offrait avec les représentations ordinaires de Dionysos. Le dieu, chaussé du cothurne, tenait une coupe d'une main, de l'autre, un thyrse. Lethyrse était surmonté d'un aigle, seul attribut qui désignât le souverain de l'Olympe'. Cette confusion du type de Zeus avec celui de Dionysos, dont on trouve des traces à Lesbos et à Pergame*, s'explique facilement par la nature de ces réunions amicales auxquelles présidait Zeus Philios : réunions animées par la joie des banquets et par les fumées du vin dont le dieu méritait d'être honoré à côté de Jupiter, bien que la troisième coupe du festin fût toujours bue en l'honneur de ce dernier que Ton saluait, en cette occasion, du titre de Soter (Sauveur)*.

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