Xenoph., Anab., I, 8, 16 ; YI
■TTHOLOGIE. 5
Zeus Tropœos un sanctuaire où ils suspendaient les armes qu'ils avaient conquises sur Tennemi^ Jupiter se rapproche ainsi d*Arès et semble se confondre avec lui. En Épire et en Carie, on lui donnait, en effet, Tépithète d'Areios^ qu'il portait quelquefois aussi en Grèce'. Une monnaie d'Iasos, avec la légende Zthq ^Apsis;, représente un hoplite, le casque en tète, armé du bouclier et de la lance*. Zeus présidait donc à la guerre et aux combats, comme à toutes choses. Il était le dieu des armées.
Nous ne venons d'énumérer que les attributions principales et essentielles de Zeus, et nous sommes loin d'avoir épuisé la liste de ses épithètes. Parmi celles que nous avons signalées, plusieurs, on l'aura observé, appartiennent également à d'autres dieux, à Athèna et à Apollon en particulier. C'est là un fait remarquable. En réalité, les attributs de la puissance et de la providence divines, partagés et morcelés, sous Tinfluence du polythéisme, entre plusieurs personnes, se réunissent dans la personne de Zeus qui domine toutes les autres, qui les résume pour ainsi dire, qui est l'expression la plus haute et la plus complète de la divinité. Les mille noms donnés à Jupiter témoignent de la place importante que ce dieu a toujours tenue dans la vie religieuse des Grecs. Pour eux il élait présent partout, et Aratus pouvait dire avec vérité : a Zeus remplit toutes les rues, toutes les places publiques ; il remplit la mer et les ports de la mer; partout, en effet, nous avons tous besoin de Zeus. » C'est qu'en dépit de la mythologie, il était le dieu par excellence, doué de toutes les attributions et de la plénitude de l'être ; c'est qu'il était dieu (Oeéç), comme l'appelaient souvent les Grecs, et la noble conception du Jupiter hellénique est, à peu de chose près, celle devant laquelle l'humanité s'incline encore aujourd'hui.