Pausan., VII
(). Un mois héolien portait ce nom, qui était aussi celui d'une des portes de Thèln*?; à Orchomène, on célébrait la fête des Uomoloîa avec concours musicaux [Corp. Inscr. qr.^ 1584). Sur le sens peu clair de cette épitbcte, voir la note de Welcker, Griech. Gôlterlehre, II, p. 208.
7. Essai sur les dieux prcdecteurs des Grecs et des Troyens dans l'Iliade, p. 151-152.
dis que Poséidon attirait à lui la famille éolienne, les Doriens se groupaient autour d*Âpollon, les Ioniens autour d'Athéna. Un dieu plus puissant encore devait jouer le même rôle auprès de tous les fils dllcllen : c'était Zeus, le dieu panhcllénique. » Sur un des sommets de l'île d'Égine, s'élevait un temple bâti, disait-on, par i£aque, en l'honneur de la grande divinité qui étendait sa protection sur tous les enfants de la Grèce*. Zeus ïlaveXXifjvio; veille sur la race dont il est adoré, à peu près comme, chez les Hébreux, Jéhovah veille sur Israël : il la défend contre les barbares étrangers à son culte. Au moment de l'invasion de Mardonius, les députés envoyés d'Athènes à Sparte déclaraient qu'ils n'avaient point voulu trahir la Grèce ni traiter avec les Mèdes, qu'ils avaient respecté Zeus Hellénique et redouté sa colère'. C'est à sa protection qu'on attribuait le triomphe remporté à Platées sur les Barbares. Près de la sépulture commune des Hellènes, s'élevait un autel consacré à Zeus Eleulherios, au dieu libérateur; et, devant cet autel, on célébrait tous les cinq ans, jusque sous la domination romaine, des jeux commémoratifs de la délivrance de la Grèce'. Jupiter Ëleutherios avait à Athènes un portique où les Athéniens consacrèrent leurs boucliers après la déroute des Galates de Brennus*. Ce culte existait en dehors de la Grèce propre, à Syracuse en particulier, comme le prouvent les monnaies de cette ville frappées après la chute du tyran Thrasybule '.
Dans le même sens, Zeus était considéré comme le dieu qui détourne les maux dont les hommes sont menacés (Alexikakos) , comme celui qui les sauve dans de pressants périls. Zeus Soter était honoré dans beaucoup de villes grecques: à Athènes, où, le dernier jour de l'année, on célébrait la fête des Disoteria; à Acrsephion, en Béotie, où un concours musical et gymnique était institué en son honneur; à Thespies, ailleurs encore^. Ce dieu sauveur était surtout invoqué au moment des batailles. « Zeus Soter et Nikè » fut souvent le mot d'ordre et le cri de ralliement des armées grecques'. C'est, en effet, à ce dieu puissant qu'il appartient de mettre les ennemis en fuite; c'est lui qui a la victoire dans la main. Les belliqueux Doriens du Péloponèse avaient élevé à
1. Paus., 1,44,6; 11,30, 4. Adrien fit construire à Athènes un temple dédié à liera et à Zeus IIave»v}yios (Paus., 1, 18,9).