‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 64 sur 550 · Païuan., V · texte numérisé non relu

Païuan., V

HTTH<M.06IB. ^

50 MYTHOLOGIE DE LA GRÈCE ANTlQUIi.

le soleil, Zeus-Ammon ne parait avoir jamais eu cette significnlion. Le bélier dont il porte les cornes e^t, dans la mythologie grecque, le symbole des nuées fccondantes dont les pluies arrosent la Icrre oij elles font jaillir les sources. tJne inscription greciiue trouvée dans le Liban* était gravée au-dessus d'un masque d'Ammon qui servait à l'écoulement de l'eau d'une fontaine. La plupart des masques de ce dieu conservés dans nos musées ont eu le même emploi. Amoun n'ayant que très-peu de ressemblance avec l'Ammon hellénique, le berceau du culte de ce dernier dieu doit être cherehc ailleurs qu'en Egypte. Au commencement du cinquième siècle, Pindare composait un hymne eu l'honneur du dieu qu'il a[)pelait « le maitre de l'Olympe » et lui consacrait une statue, ceuvi-e de Calamis,'dans le temple que les Thébains lui avaient élevé'. Or Pindare, qui avait pour Ammon une vénération si particulière, appartenait à la famille des J)gides dont les membres furent les fondateurs de la colonie de Cyrènc; et nous trouvons le culte d'Ammon partout oîi les égides ont passé et se sont établis, à Athènes, à Sparte, à Gythion, à Théra. Le culte de Zeus Ammon, originaire de Béotie, a doue sans doute été apporté par les ^ides dans la Cyrénaïque, où, grâce à la ressemblance de son nom avec celui d'Amoun', il ne larda pas à se confondre avec le dieu qu'on adorait dans l'oasis de Libye et dont l'oracle rivalisa plus tard d'importance avec celui de Dodone. Les bustes et les masques de ce dieu que nous possédons sont assez nombreux, mais ils appartiennent pour la plupart à l'cpoquc romaine*. Si l'on veut connaître les plus anciennes représentations d'Ammon, il faut consulter les monnaies de la Cyrénaïque, dont la série nous offre une singulière variété d'expressions dans le type du dieu. La figure ci-jointe (n" 5) reproduit deux de t'ig. s. — Jii|iit«r Ammon. CCS Hiounaies : l'une, de style archaï-

que, est antérieure au cinquième siècle; l'autre, qui appartient au quatrième siècle, est un des plus beaux produits de l'art cyrénaïque*.

1. C. f.,III,ii°ti35; llenïcn, Baliel. Inil. /trcA..1S46, p. 85. Ct. GerliarJ, Arch.Zeil. Anteign-, 1859, p. 35, n-3'2K.

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