‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 80 sur 550 · CHAPITRE I.V · texte numérisé non relu

CHAPITRE I.V

ATHÊNA

Athèna \ fille de Zeus, a, dans la n)ytliolo<,'ie grecque, des caractères multiples qu*il semble dirHcilc de ramener à runiié d'une conception première. La mythologie comparée a cependant essaye de résoudre ce problème et de nous faire remonter jusqu'au germe unique dont les mythes variés et les nombreuses attributions de cette divinité auraient été le développement. Suivant Max Mûllcr, le mot grec 'Aôr^va est une forme, légèrement modifiée, du mot sanscrit Ahanâ (la brûlante) qui est une des épithètes de l'Aurore*. D'après M. Schwartz, au contraire', Athèna est une divinité de l'éclair. Quelle est, de ces deux interprétations diverses, la plus satisfaisante, celle qui rend le meilleur compte des traditions helléniques? C'est ce qu'une analyse attentive de la légende d'Athèna pourra peut-être établir.

Une des plus anciennes épithètes de la déesse est Tritogeneia : « celle qui est née de Tritos, la fille de Tritos. » Pour expliquer cette epithète, il n'est pas nécessaire de consulter les Védas et de savoir que les Aryas primitifs ont connu un dieu Trita « qui régnait sur les eaux *. » La langue grecque suffit à nous en donner la clef. Le nom de Tritos n'est-il pas identique à celui de Triton, dieu marin, dont la racine se retrouve dans Amphitrite, déesse de le mer? Nous savons en outre qu'il y avait en Béotic, en Thessalie, en Arcadie des torrents qui

1. *A0ify»7 est la forme épique. *A0Y7vsê est lu forme atlique et celle de la prose en général, In plus usitée par conséquent. Les autres formes du mot sont: ^AOijvatvi et*A0>7va^9c (ép, ot ion.), 'AOava t*t *A6ava«a ou *A9avâa (dor.).

'2. Science du langage, Noup. leç., t. H, p. 252 de la trad. de MM. G. Perrot et Ilarris. Max Millier remarque que le mot ne se trouve qu'une seule f(»is dans le Véda; ce qui peut inspirer d'abord quelque doute sur l'assimilation qu'il prétend établir.

ô. Der Urxprung (1er MytliologUt p. 85, sqq.

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