Philostr., Imag., II
poétique : il tenait une place dans le culte grec, comme l'indiquent deux des épilliètes de la dée«se. Sur l'acropole d'Argos, elle avait un temple où elle était honorée sous le surnom de Acria^, A Pylos, audessus du promontoire où la ville était bâtie, s'élevait un sanctuaire d*Athèna Coryphasia ^ Or, les mots àxpa et xopu9Y) éveillent l'idée de la tête de Zeus, c'est-à-dire des hauteurs célestes d'où l'on voit s'élancer la brillante déesse.
Son élincelant éclat s'exprime dans plusieurs des surnoms qui lui étaient appliqués. La plus fréquente de ces épithètes est celle de YXxjxwTTt; que les interprètes d'Homère traduisent par « la déesse aux yeux pers » ou « aux yeux glauques », et où la plupart des mythologues ont cru voir une allusion à la couleur bleue de l'éther ou à l'azur des flots. Or, il est aujourd'hui reconnu que le mot v^auxiozi;, qui, chez Euripide, est une épithète de la lune ', doit se rattacher au verbe yXxjsso) (briller) *. Athèna Glancopis signifiait donc originairement la déesse au « au regard étincelant » : expression qui ne saurait convenir qu'aux plus brillants météores. L'idée de l'œil lumineux de l'éclair, du regard perçant d'Athèna se retrouve encore dans l'épithèie d'èçOa).- [AiTt; qu'elle portait à Sparte, dans celle d'èÇucîpy.if);, qu'on lui donnait à .4rgos*. D'autres faits se rapportent à la même conception. Hcphaîslos, le dieu du feu, qui, nous l'avons vu, a été l'instrument de sa naissance, est représenté comme enflanmjé d'amour pour elle ®. Dans VOdyssée^ elle tient une lampe allumée aux côtés d'Ulysso et de Téléinaque, « une lampe d'or d'un magnifique éclat }y\ A Marathon et à Corinthe, on célébrait des courses aux flambeaux en l'honneur de la déesse 'EXXwtiç* • I' ^^ est de même à Ilium Novum, dont les monnaies nous montrent Athèna Ilias ou lUeia tenant un flambeau à la raain ".
Les attributions d'Athèna peuvent se ranger en deux classes dis-