‹ Mythologie figurée de la GrèceChapitre 105 sur 152 · FIG. 85. — LE NIL · texte numérisé non relu

FIG. 85. — LE NIL

(Monnaie de Rome.)

humides où jaillissent les sources : « Dans cet asile sont renfermés des cratères et des amphores de pierre. Les abeilles y déposent leur miel, et sur de grands métiers de roche, les Nymphes tissent des voiles de pourpre, merveilleux à voir1. » Si elles dérivent de la même conception que les dieux des fleuves, Part respecte leur caractère gracieux, et prête aux divinités des sources la forme de jeunes filles.

Dans les monuments purement helléniques, les Nymphes n’ont aucun attribut spécial. Rien ne les distingue des Saisons ou des Kharites. Sur les bas-reliefs de Thasos, qui datent de la première moitié du ve siècle, on pourrait les confondre avec les Kharites, si une inscription ne désignait comme des Nymphes ces jeunes femmes couronnées de perles, vêtues du peplos dorique ou du diploidion, et tenant des bandelettes et des fleurs. La même confusion est possible, si l’on considère les ex-voto attiques représentant le dieu Pan dans une grotte, en face d’un chœur de trois jeunes femmes dansant, drapées dans de longs voiles ; on les a interprétées comme les Cécropides, les Saisons ou les Kharites. Pourtant l’association habituelle de Pan avec les Nymphes, divinités champêtres comme lui, permet de reconnaître ici les déités des sources2. Dans l’Hymne homérique à Pan, elles sont les compagnes du dieu : « Les Nymphes Orestiades le suivent d’un pied furtif vers la fontaine profonde, et à sa voix mêlent leurs voix sonores; l’écho leur répond autour du sommet des

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