Odyssée : XIII, vers 102 et suivants
2. Voir Pottier ; Bulletin de Corn hellénique , 1881, p. 349 et suivantes»
wx
nymphes et kharites. (Bas-relief du musée de Naples.
montagnes, dans la molle prairie où le crocus et la jacinthe aux suaves parfums confondent leurs fleurs avec Fherbe touffue, tandis que le dieu, le dos couvert d’une peau de lynx ensanglantée, agitant ses pieds, entre çà et là dans le chœur, fier en son âme de ces jeux retentissants1. »
Les Nymphes forment un chœur impersonnel : toutefois, la divinité d’une source déterminée est souvent représentée isolément. Les monnaies de Syracuse montrent la tête de la nymphe Aréthuse, entourée de poissons, suivant le type adopté pour les dieux des fleuves. Un bas-relief de Naples, représentant les Nymphes Télonnésos, ïsméné, Kykaïs et Eranno, associées aux Kharites, fait sans doute allusion aux déités de sources particulières. Mais il est permis, pour l’étude du type général, de négliger ces particularités. D’abord complètement vêtues, les Nymphes sont par la suite représentées demi-nues. Une draperie voile le bas de leur corps ; quelquefois, dans l’art le plus récent, elles tiennent à la main une coquille, ou une urne d’où l’eau s’échappe. L’art gréco-romain multiplie les statues des Nymphes, qui sont souvent adorées comme divinités des eaux thermales2 : il n’est pas rare de les voir réunies au nombre de trois sur les bas-reliefs qui servent à décorer les Nymphées , construites sur l’emplacement des fontaines ou des sources d’eaux chaudes.