‹ Mythologie figurée de la GrèceChapitre 119 sur 152 · Athénée, XIII, p. 5g i B · texte numérisé non relu

Athénée, XIII, p. 5g i B

2. Il y en a des répliques à Munich, au Vatican, à la villa Borghèse, etç.

(Rome: Capitole.)

choisir quelques exemples. Le jeune Satyre d'Herculanum, dont nous donnons le dessin, reproduit un sujet souvent traité : c’est le Satyre endormi paresseusement, cédant aux instincts de sa nature voluptueuse. Chez ceux qui sont plus âgés, le sommeil est amené par l'ivresse, témoin la superbe statue de Munich, connue sous le nom de « Faune Barberini1 ». Etendu sur une peau d’animal, la bouche entr’ouverte, le front plissé, il dort du pesant sommeil de l’ivresse; la vie matérielle éclate sur son visage vulgaire, aux lèvres épaisses et saillantes. Le Satyre ivre du musée de Naples est de la même famille : mais le vin ne l’a pas encore dompté. Riant aux éclats, il renverse la tète, et fait joyeusement claquer ses doigts.

A côté des Satyres, les Silènes prennent place dans le cortège de Dionysos; mais leur origine mythologique est toute différente. Génies des sources et des fontaines, ils se rattachent à la religion asiatique de Dionysos. Marsyas, par exemple, que les auteurs grecs appellent quelquefois un Satyre, est un Silène dans la légende phrygienne; il personnifie le petit fleuve Marsyas, qui coule près de la ville d’Apaméa Kelænæ, et sur les bords duquel croissaient les roseaux dont les Phrygiens fabriquaient dès flûtes. Entrés à la suite de Dionysos dans la mythologie grecque , les Silènes perdent leur caractère primitif; leur dignité s’altère, et ils se confondent peu à peu avec les Satyres. L’art hellénique leur prête des traits grotesques : ce sont des Satyres, mais plus âgés ; leur corps est obèse, leurs membres sont

i. Br*nn : Beschreibung der Glyptothek, n° g5.

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