‹ Mythologie figurée de la GrèceChapitre 124 sur 152 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Alf. Maury : Du personnage de la Mort et de ses représentations dans l’antiquité et au moyen âge; Revue archéologique, Ire série, t. IV, 1847-48. — Julîus Lessing : De Mortis apud veteres figura, 1866. — C. Robert : Thanatos, Programm zum Winckelmannsfeste, 1879.

Les formes sous lesquelles l’imagination hellénique a conçu et exprimé l’idée de la mort ont certainement varié avec le temps. Comparés aux descriptions naïves de la poésie épique, les' monuments figurés d’une date postérieure accusent l’effort accompli par l’art pour présenter sous des traits .adoucis l’odieuse image de la mort. Ce n’est pas qu’on puisse accepter de tous points la théorie trop absolue des archéologues du xvme siècle : on sait en effet que Lessing se refusait à croire que les Grecs aient pu représenter la mort sous une forme

28ô MYTHOLOGIE FIGURÉE DE LA GRÈCE.

plastique1. Mais il est hors de doute que l’art grec de la bonne époque répugne aux figures d’épouvante, aux conceptions terribles créées par la poésie épique. Sous ce rapport, l’art des nécropoles étrusques, dans ses peintures aux sujets sombres et repoussants, a respecté plus fidèlement que l’art grec du ive siècle les images enfantées par l’imagination des anciens Hellènes. C’est aussi dans les premiers monuments de l’art grec, dans les peintures de vases de style archaïque, qu’on trouverait le plus sûrement le reflet de ces conceptions. Sans prétendre appliquer rigoureusement la méthode chronologique, on essayera ici de dégager, à l’aide des monuments figurés, les traits les plus expressifs sous lesquels les Grecs traduisaient l’idée de la mort.

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