‹ Mythologie figurée de la GrèceChapitre 15 sur 152 · Pausanias’: V · texte numérisé non relu

Pausanias’: V

ZEUS OLYM PI EN (Monnaie d’Elide.)

de puissance tranquille et souveraine que le sculpteur avait prêté au visage du dieu. Par une recherche ingénieuse de perspective, les cuisses étaient un peu inclinées en avant ; l’œil apercevait , dans leur développement complet, toutes les lignes de ce corps divin, dessinées sous les plis du manteau. On ne peut qu’imaginer, d’après le texte de Pausanias, l’éclat et la richesse de la statue, où l’or et l’ivoire mariaient leurs tons : l’himation était émaillé de fleurs, le sceptre décoré de bossettes métal- »

liques, sans doute sur un fond d’ébène. Pour la richesse du travail , le trône ne le cédait pas à la statue. Le dossier était surmonté de deux groupes figurant les trois Saisons et les trois Kharites ; sous les bras du siège, des sphinx enlevant des enfants, et plus bas, Artémis et Apollon frappant les Niobides. Les montants étaient reliés par des plaques décorées de reliefs, représentant les anciennes luttes olympiques, et le combat d’Héraklès contre les Amazones.

Le type du visage est connu par une autre monnaie éléenne du Cabinet de Paris, qui nous montre la tête de Zeus olympien couronnée de kotinos ou d’olivier sauvage. La barbe et la chevelure sor t traitées simplement, avec plus de liberté que dans l'art archaïque; on s’y retrouve pas encore cette recherche de l'effet qui prédominera plus tard sous l’influence des nouvelles

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