FIG. 21. ULYSSE ENLEVANT LE PALLADION
(Fragment d’une coupe peinte de Hiéron.)
présentant le rapt de la statue la montrent debout. L’idole vénérée, armée de l’égide, brandit sa lance, dans l’attitude d’une personne en marche; c’est ainsi qu’on la voit sur une belle coupe peinte, signée de Hiéron,
i. Strabon, XIII, p. 601.
ou la scène de l'enlèvement est retracée h D'autres fois, le bas du corps est enfermé dans une gaine, comme sur un bas-relief du Louvre. S'il faut en croire le témoignage des monnaies impériales de Lacédémone, l’Athéna. Khalkiœcos exécutée par Gitiadas pour les Spartiates, au vie siècle, procéderait de cette dernière forme. Sur les médailles, la déesse est figurée comme une ancienne idole, le corps enfermé dans une sorte de gaine formée de cercles concentriques.
Il est naturel qu'Athènes , la ville qui honorait Athéna comme sa divinité poliade, ait eu également un palladion. Il était adoré dans la partie sudest de la ville, hors de l’Acropole. Plusieurs bronzes antiques de style primitif semblent en être des reproductions. Nous citerons surtout un bronze du Cabinet des médailles, trouvé dans les substructions du Parthénon, et une statuette d'une exécution très rude, travaillée au ciselet, provenant aussi d’Athènes 1 2.
Mais cette idole était certainement distincte du xoanon d'Athéna Polias, conservé à l’Érechthéion, et qui jouait un rôle capital dans les cérémonies les plus solennelles du culte athénien. C’est pour le parer, que les vierges Arrhéphores tissaient le peplos brodé qui figu-
1. Voir le mémoire d’Otto Iahn : II ratto del Palladio. Annali delV Inst., 1 858.