‹ Mythologie figurée de la GrèceChapitre 41 sur 152 · Athénée : XV · texte numérisé non relu

Athénée : XV

2. Voir Panofka : Annali , II, p. 2o5. — Wieseler : Uber den delphischen Dreifass. — Welcker : Alte Denkmœler, II, p. 298.

LES DIVINITÉS DU CIEL

cette lutte? On racontait qu’Héraklès, atteint d'une maladie envoyée par les dieux après le meurtre d1 1 phi— tos, était venu consulter l’oracle de Delphes ; la Pythie refusant de lui répondre, il avait dérobé le trépied sacré qu’Apollon lui disputa, jusqu’à ce que la foudre de Zeus vînt séparer les combattants. De tout temps, cette scène a été fort en faveur auprès des artistes. Avant l’olympiade LXXX, des maîtres archaïques la représentent dans un groupe votif consacré à Delphes par les Phocidiens. Le même sujet figure sur une série déjà longue de bas-reliefs, tels que la base de trépied conservée à Dresde, et le relief de bronze trouvé à Dodone que nous reproduisons ici. Le style archaïsant ou hiératique de ces sculptures, où une sorte de type consacré est respecté à dessein, indique qu’elles ont un caractère votif ou religieux ; c’est ainsi que la base sculptée de Dresde a pu former le socle d’un trépied votif, consacré par un vainqueur à la course au flambeau (aytov "koca'izaiïo’jy ’oç) .

Considéré comme le dieu redoutable, armé de l’arc et des flèches, Apollon est figuré dans un grand nombre de compositions, la lutte avec les Aloïdes, le meurtre des enfants de Niobé, etc. Dans son rôle de dieu de la musique, et associé aux Muses ou aux Nymphes, il est aussi mêlé à des scènes qui ne sauraient être énumérées en détail. Mais nous ne pouvons passer sous silence sa lutte musicale avec le Silène Marsyas, qui avait osé comparer sa flûte à la lyre divine. Le châtiment infligé au vaincu, écorché vif sous Les yeux d’Apollon, a été souvent représenté; une statue du musée de Florence, qui est sans doute la copie d’un original célèbre, montre

Marsyas attaché au tronc d’un pin, ]e corps allongé, les

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