‹ Mythologie figurée de la GrèceChapitre 49 sur 152 · Héliodore ; Ethiopiques, III · texte numérisé non relu

Héliodore ; Ethiopiques, III

no MYTHOLOGIE FIGUREE DE LA GRÈCE.

paraissaient s’en rapprocher le plus : les déesses lunaires des cultes étrangers sont facilement devenues des Artémis. Ainsi les Thraces adoraient une divinité indigène d’un caractère lunaire, Bendis ; Hérodote traduit son nom par celui d’Artémis i. D’autre part, les Thraces eux-mêmes, en subissant l’influence hellénique, s’emparent du quiproquo des Grecs et donnent à leur déesse les traits d’Artémis. Cette fusion explique la présence en Thrace, sur les rochers de Philippes, de sculptures représentant le type classique de l’Artémis grecque. C’est sans doute la Bendis thrace qui pénètre de bonne heure dans l’Hellade, grâce aux Orphiques, sous le nom d’Hécate1 2. Elle devient une divinité grecque, apparentée à Artémis et se confond quelquefois avec elle. Mais le caractère sombre et mystique du culte d’Hécate lui donne surtout un rôle infernal : c’est dans le chapitre relatif aux divinités de l’Enfer que nous étudierons ses représentations figurées.

L’assimilation entre dieux grecs et dieux étrangers pouvait aussi avoir pour point de départ un simple jeu de mots. C’est ce qui arriva pour Artémis brauronienne, honorée en Attique dans le sanctuaire de Brauron et sur l’Acropole d’Athènes. On la considérait comme originaire de la Tauride; une image fort ancienne de la déesse, conservée dans le temple de Brauron, avait,

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