Sarcophages du Capitole, du Louvre, du Museo Borbonico
?IG. 47. — HERMÈS AU R E l’ O S.
(Bronze d’Herculanum. Musée de Naples.)
grecs, est
celle de dieu protecteur
des exercices gym-
nastiques. Il était honoré à Athènes et à Eleusis comme dieu Enagonios , présidant aux luttes et aux concours des palestres 1. Les meilleures statues conservées dans nos musées traduisent cette conception. Un marbre trouvé à Atalanti, l’ancienne Opunte, montre le dieu sous les traits d’un jeune homme aux formes vigoureuses, aux proportions sveltes, qui trahissent l’influence de l’école de Lysippe; la chlamyde est rejetée sur l’épaule et s’enroule autour du bras; il semble qu’Hermès soit prêt pour la lutte. Le marbre d’Atalanti, aussi bien que l’Hermès du Belvédère, au Vatican, est sans doute une copie d’un original célèbre : on sait avec quelle facilité l’art multipliait les répliques librement traitées, empruntant à une statue d’un maître les lignes générales, et ajoutant des accessoires, tels que la lyre et le palmier placés auprès d’Hermès dans une autre statue du Vatican. Quelquefois, un changement dans l’attitude souligne l’attribution particulière à laquelle le sculpteur a voulu taire allusion. Une statue de la villa Ludovisi montre le dieu étendant le bras, et faisant le geste cher aux orateurs; c’est l’Hermès Logios , le dieu de l’éloquence, de l’argumentation subtile, qui persuade et séduit2.
Le caractère complexe d’Hermès, en qui se résument les aptitudes les plus variées de la race hellénique, fournit encore à l’art d’autres motifs. Considéré cou me