‹ Mythologie figurée de la GrèceChapitre 94 sur 152 · Cf. un personnage féminin vêtu d’un vêtement orné d’é · texte numérisé non relu

Cf. un personnage féminin vêtu d’un vêtement orné d’é

nique apparaît surtout dans Fart ingénieux avec lequel la monstruosité d’un telle alliance de formes est atténuée. Le plus souvent Nérée a le buste d’un homme : sous la riche tunique qui couvre son corps, prend naissance une queue de poisson, recouverte d’écailles1. Le dieu tient quelquefois à la main un sceptre: c'est l’emblème de la puissance exercée par le « vieillard de la mer » sur les êtres qui peuplent la profondeur des eaux.

Autour de Nérée se groupe « le chœur des cinquante Néréides qui se plaît à danser en rond2 » sur le rivage. Seuls, leurs noms suffiraient à faire comprendre leur caractère mythologique. Galéné, Glauké, Galatée, représentent la mer paisible, colorée d’un bleu vert, ou sa lame à reflets blanchâtres; Kymodoké, c’est le jeu de la vague qui se brise contre les rochers ; Euliméné, Aktaié, personnifient la mer caressante qui vient baigner le rivage. Appliquer à ces vierges gracieuses les formes ambiguës qui conviennent à Nérée eût été un nonsens; aussi, dans l'art, les Néréides ont-elles toujours la figure de jeunes filles. C’est ainsi qu’elles apparaissent, soit dans les peintures de vases, soit dans les sculptures du monument des Néréides à Xanîhos3, soit enfin dans les scènes qui les montrent escortant leur sœur

cailles, et muni de nageoires, sur un relief de bronze étrusque de Munich, trouvé à Pérouse : O. Müller , Denkmœler der alten Kunst , I, 5g. Cf. Brunn, Beschreibung der Glyptothek, nos 32-38.

1. Souvent aussi Nérée est représenté sous la forme humaine. Voir Braun : Bullettino dell’ Inst., i85i, p. 69.

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