‹ N'en buvons plus! [microforme]Chapitre 5 sur 5 · LEE · texte numérisé non relu

LEE

Ces réflexions, Boistreau les rumine en rega- &nant son domicile après un sermon de la retraite de tempérance. *

Le sermon lui a donné sur les nerfs !.., A tra. vers la maison Boistreau marche énervé, maugréant... tombe soudain en arrêt devant un ar- Sument du prédicateur qui lui revient en mé.

moire... pour VPannihiler...

La femme, les enfants, n’abordez pas votre seigneur et père... je vous dis Sa rapport à son humeur, qui est massacrante..,

Æt toi, mon petit Jules, si tu veux m'en croire, tu vas attendre à demain pour demander à papa ce que tu mijotes dans ta jolie tête blonde...

Cest qu'il a quelque chose à demander à son Papa, le petit Jules, Il a entendu le sermon, lui aussi, et tout à Coup, comme ça, il lui est venu en tête une grande lumière... Oui, il va demander Ça à père, et père, pour sûr, va dire oui... Comment pourrait-il dire non ?... + Si c'était Alfred ou Hélène encore... mais à lui... Jules...

bien sûr va dire GE

- Son père

C'est que Jules est le chéri à Papa... et il le sait bien le gamin... Son Jules, son Jules! comme il l'aime Boistreau !... comme il est fier de ses succès à l'école des chers Frères !... Et quand, chaque soir, la petite main de l'enfant se cache, pleine de bons points, dans sa large main à lui Boistreau... ah, quel bonheur !...

Mais ce soir... non, Jules, écoute-moi... attends à demain...

Mais allez donc imposer, à un enfant, une nuit d'attente entre un désir et sa réalisation !...

— Papa, voulez-vous prendre la tempérance ?... — Qu'est-ce que tu me chantes là, toi... mêletoi de tes affaires ! ï

Je te l’avais bien dit, petit Jules.

donc à demain...

Durant quelques minutes, Jules... se mêla de ses affaires. Mais c’est ce soir qu’il veut la réponse de pa, :.

— Père, voulez-vous prendre la tempérance ?..

— Jules, veux-tu avoir la volée ?...

Voyons, Jules, il me ferait tant de peine que ton père te donnât la volée... attends à demain...

Mais est-il entêté ce gamin !... Le voilà qui retourne à la charge. Cette fois il sort ses grands jeux. il y a certains mots et certaines caresses

que l’enfant sait être irrésistibles auprès de son père...

. attends

— Petit père...

— Encore toi... Voyons, qu'est-ce que tu veux?

— Petit père — et Jules se colle à son père assis, ses deux menottes caressent le rude visage...

— Allons, chéri, dis ce que tu veux... je suis pressé,

— Petit père, dis, tu m'aimes bien, n'est-ce pas ?

— Mais oui, je t'aime bien...

— Moi aussi je t'aime bien, petit père... Voulez:vous prenàre la tempérance ?...

— Tu m’exaspères... Enfin, dis-moi pourquoi tu y tiens tant.

— dJ’ai pensé comme Sa, en entendant le sermon ce soir, que tu devrais donner l'exemple...

L’'EXEMPLE !?... Boistreau se l'était joliment démoli l’argument de l'exemple... Voyons toujours...

— Comment ça, l'exemple...

— Mais oui, papa, tu ne vois pas ?... C'est Pourtant bien simple... Le missionnaire il a dit que les enfants ils sont exposés à devenir des ivrognes quand ils seront grands... Moi je ne veux pas devenir un vilain ivrogne... je me suis dit : Si petit père il mourait sans avoir pris la tempérance, moi je n’aurai pas envie de la prendre, et je deviendrai un vilain ivrogne... Mais si petit père il prend la tempérance, Jules aussi il la prendra, et si petit père il mourait, Jules ne voudrait jamais prendre de boisson, pour faire comme son papa, qui avait pris la tempérance...

On a beau s'appe

ler Boistreau, être homme diable ! avc

ir fait un massacre d'argumen s’être juré de ne pas se ficher dans l'horizon de Mdes Pointu et compagnie. .

nements et toutes le cire au sole

, que ts...

visuel . tous les raisons résolutions fondent comme il devant un argument comme celui-là, douillettement enveloppé de “petit père” et de caresses en veux-tu en voilà...

Son Jules un ivrogne !...

Dans une vision subite et d’ able, Boistreau voit un jeune homme de vingt ans... débauché... roulant de buvette en buvette... le blasphème plein les dents... ignoble de gestes... l’insultant, lui, Boistreau...

C’est son fils, son Jules !

Alors, les yeux pleins d’éc nergie, le père saisit son enfa dument contre sa poitrine. .

fendre contre l'ennemi. .

l'exemple, l'exemple...

Chose et Machin ne sont pa besoin. .

une acuité effroy-

lairs, et sauvage d'ént... il le serre éper- . Comme pour le dé-

Ah ! il comprend que s les seuls qui en aient . Il y a aussi ses enfants, son Jules...

Une larme perla aux cils de Boistreau, et comme il dépose par terre l'enfant :

— Mon chéri, tu ne seras jamais un vilain ivrogne, Ton père va te donner l'exemple, Demain il ira chercher la cr Et voilà comment, le le

Boistreau,

oix de tempérance,

ndemain soir, dimanche, rayonnant de fierté et d’

âpre courage,

que He:

suel soname i-là, de

entrait dans le sanctuaire et s’armait de la croix noire...

— Mde Pointu, regardez donc M. Boistreau qui va prendre la croix.

— Eh bien, mon mari aussi il la prend... rapport aux enfants, que je lui ai dit...

JACQUOtS s meee Un village infortuné Infimes amis

On sappose…

En enfer... Der

57 ans après... seneeens esse e

Ça fait du bien où Sa passe...

“La Kermesee.. + c’est NOUS es Je mourrai à jeun Le dernier LL CET

et à

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