‹ Nabucho, opéra-bouffe en trois actes et quatre tableauxChapitre 33 sur 71 · RONDEAU · texte numérisé non relu

RONDEAU

C'est une hien belle victoire, Un triomphe sans précédent Qui doit couvrir mon nom de gloire Et me poser énormément :

Le thermomètre centigrade Marquait vingt degrés Réaumur :

Un beau temps pour la promenade, Le soleil brillait dansTazur.

Arrivé près de la barrière Je fis faire halte à mes soldats.

Je leur offris un verr' de bière Pour réchauffer leurs estomacs.

Puis je leur dis, lorsque la brune Eut un peu calmé la chaleur :

< Tous pouvez tous en griller une, Cela vous portera bonheur. »

On était auprès de la grille D*un vieux castel sans habitants, A deux pas, une jeune fille Chantait comme on chante à vingt an» !

»0 NABUCHO

Ému par sa chanson touchante, ^

Je fis la quête en mon chapeau, Ça produisit cinq francs cinquante Qu'elle accepta sans dire mot.

Mais moi, comprenant son silence , Car Taumône parfois déplaît, Je lui dis : « Pour qu*y ait pas d*offense, Nous allons les jouer au piquet... »

J'eus une quinte magnifique, Beaucoup de cœur, un seul carreau, Et comme j'écartai tout mon pique, Du premier coup, j'ia fis capot...

Grâce à cette veine épatante.

Il arriva qu'en un instant J'attrapai les cinq francs cinquante Et je gagnai mon mazagran )

C'est une bien belle victoire, etc.

MÉRODAG, aUant à lui.

Le fait est qu'une expédition pareille devait aboutir...

N'est-ce pas? J'ai eu bien vite fait de la jeter à bas Tyr...

BOLABARBB.

Gt maintenant, je suis sûr qu'elle s'en repent, Tyr...

AZOR| même jeu*

A mon tour.,, vous allez voir... J'en dirai bien un, mais je n'en ai pas.

BOLABARBB.

Moi, j'en ai un autre, mais je le retire...

Le ma«t s'araitoe autai a*«ii air fin.

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