LAMENTATION
Hélas I au banquet de la vie , Convive infortuné, je m'assis un matin...
terrible destin !
Dois-jo quitter la vie Quand la table est servie, Quaud j'avais cncor faim ?
NITOCRIS.
Allons! allons! il ne s'agit pas de geindre ! Je me roidis, laites comme moi : roidissez-vous, sapristi I Et délibérons !
BOLÂBARBE.
C'est ça... délibérons !
AZOR, montrant le muet, bos.
Chut !.. un instant !.. le muet...
BOLABARDB ET MÉRODAC .
C'est vrai.
NITOCRIS.
Oh !... je réponds de son silence.
AZOR
C'est différent... (ll va chercher un pupitre de musicien dam le coulisse.) AUons-y... voilà la tribune.,.
NITOCRIS.
Qui est-ce qui demande la parole ?
Moi... (Il s'installe à la tribune, et tire des papiers de sa poche.) Jc
vous demande la permission de consulter quelques notes, parce que, voyez- vous, je suis orateur...
MÉRODAG.
Dépêchez-vous !
AZOR, remuant des papiers.
Laissez- moi consulter...
n oonlimte è examiner ses note«.
60 NABUCHO
• TOUS. '
Eh bien 1
AZOR
J*y suis!... Attendez 1...
NITOCRIS, à Asor.
Quel est ton plan?...
AZOR
I aissez-moi, je consulte. .
Quel est ton plan !
AZOR
Je n'en ai pas !
NITOCRIS.
II est mauvais !
AZOR
Et puis, vous m'ennuyiz, j'ai assez parlé.
MERODAG.
Je demande la p^ole.
AZOR
Allez, je vous Toctroie... Qu'est-ce que vous avez à dire ?
MERODAG .
Laissez-moi me recueillir. Je ne suis pas comme vous, je n^ai pas de notes, moi, tout est là... mais ça ne sorlpas... je.,, voyez-vous, tout ça ne serait pas arrivé sans Bolabarbe.
AZOR
A la porte. Vous sortez de la question. »
TOUS
Vous sortez de la question I
MBRODAC, Texé, è Bolabarbe.
Si j'en sors, ça prouve au moins que j'y suis entré. . Vous n'en pourriez pas dire autant.