ACTE PREMIER
NITOORIS, se levant ainsi que Bolabarbe.
Mais hélas ! lout cela devait finir. Nnbucho revint de guerre et comme un malheur n'arrive jamais seul, le jour môme de son retour, Honolulu disparut, sans que depuis, jamais, il m'ait dté possible de savoir ce qu'il était devenu.
BOLÂBABBE.
Comment! disparu?
NITOCRIS.
Absolument... Aussi, depuis ce temps, Bolabarbe, mon existence est triste comme un dîner sans potage.
Elle romonte* BOLABARBE, passent otcc exaltation.
Ah! vous souffrez, ah! vous êtes irisie, madame! Eh bien, tant mieux!
MTOCBIS, Texée.
Dites donc, vous!...
BOLABARBE, de plus en plus exalté.
Oui, tant mieux!... car cela m'encourage à ne plus comprimer un secret qui couvait dans mon sein... Tu voulais sortir! EhJ)ien! sors, secret! sors, secret!
NITOCRIS.
Qu'est-ce qui vous prend?
, BOLABARBE, fiévreux et haletant.
Madame, je vous aime! Madame! voulez^yous que je sois votre Honolulu?... (Tombant 4 gonoux.) Madame! voulez-vous que je sois votre consolateur.
NITOCRIS, éclatant de rire.
Ail! Ah! Ah!... mon pauvre ami!...
BOLABARBE, humilié se relatant.
Ne riez pas, madame! vous pourriez tomber plus désagréa*
8 NABUGHO .
blement. Et, qui sait? peut-être regretterez-vous, un jour, de m'avoir black-boulé!.*.
COUPLETS
Vraiment votre imprudence est grande :
On ne sait rien du lendemain.
Madame; à ce que je demande,
Vous répondez ^vec dédain. (Bis»)
Mais souvenez-vous en, ma reine,
Ce proverbe n'est pas nouveau :
Il ne faut pas dire : « Fontaine,
Je ne boirai pas de ton eau. » (Bis,)
NITOCRÏS.
Ce que vous chantez est superbe.
Aussi, j'en conviens entre nous, Il a bien raison le proverbe, Mais pas quand il s'agit de vous. {Bis.) C'est une chose assez certaine, Mon cher, que vous n'êtes pas beau.
Et je puis bien dire : « Fontaine, Je ne boirai pas de ton eau. » (Bis. )
BOLABARBE.
Voyons, plaisanterie à pyart...
NITOCBIS,
Chut ! J'entends gratter à côté... vite, vite, c'est Nabucho î
Ils se retirent au fond, derrière une draperie.