ACTE PREMIER U
NABVCHO.
Moi!
BOLABARBE, à part.
Il va recevoir son suif I
Vous n'avez pas couché ici.
NABUCHO.
Ah ! si on peut dire ! ... si on peut dire 1 si on peut dire ! (Au muet.) Eutends-tu ça? Je n'ai pas couché tel. moi! (te
muet lère les bras au oiel) fait le signe de dormir et ronfle.) VOUS VOyOC,
j'ai même ronflé... Je ne m'en étais pas aperçu, c'est la première fois que ça mVrive.
NITOCRIS , hors d'elle.
Ah! c'est trop fort! (eIU court au Ht et 7 prend le mannequin, qu'elle rient camper ayeo furear sous le nez de Nabucho.) Qu'eSt'CC
que VOUS dites de ça?
NABUCHO, à part,
Fichlre! Elle a compiéloment débiné le truc! (Le muet fait signe qu'elle a l'qpii.) Oui, elle a l'œil... Ça, moi^ Dieu ! c'est ce qu'on appelle dans le monde politique un mannequin... c'est un... (a Boiabarbe.) Eh bien! qu'est-ce que tu fais là? Tu vois que madame est embarrassée, et tu ne bouges pas!... Ote-lui
donc ça... (Boiabarbe reporte le mQnnequin dans le lit. — A Nitocris.)
Voyons, Bobonne, tu te fais des idées!... Ce n'est pas la peine d'aller chercher midi à quatorze heures... Ce mannequin est bien simple... Tu sais que je pars aujourd'hui môme pour une expédition contre Tyr... Sur mon chemin, je traverserai quelques-unes de mes bonnes provinces. Les satrapes ont coutume de me faire des discours, et, je ne sais pas si tu as remarqué ça, mais il n'y a rien d'embêtant comme les discours de satrape... D'abord, ça s'attrape .. alors j'ai . fait faire ce mannequin popr les écpmer * W Pl^ce, yoilà touj.
NITOCRIS.
Soit, monsieur... La position singulière où je me trouve à votre égard ne me donne même pas le droit de vous adresser des reproches de cette nature... Si vous ne péchiez que de ce côté-là... mais vous êtes, par-dessus le marché, un mauvais père.
NÂBUGHO.
Mauvais père, moi?... (au muet.) Dis donc, moi, mauvais
pèrel... (Le muet proteste et fait signe qu'il adore les enfnnti.) YOUS
voyez.t. Est-ce que Larifla aurait manqué de quelque chose, par hasard ?
NITOCRIS.
. Eh 1 je ne parle pas du prince Larifla, mais de votre autre fils.
NABUCHO, cherchant.
Mon autre fils? Ah ! oui !... Azor, le vôtre...
NITOCRIS, arec dignité.
Monsieur 1...
NABUCHO.
Mon Dieu! je ne veux pas revenir sur le passé... Mais vous avouerez qu'elle est forte ! Vous comprenez, je m'absente pendant un an, et quand je reviens, je trouve un fils, auquel je ne m'attendais pas... Enfin, je l'ai encaissé tout de môme : vous vous êtes rejetée sur l'émotion que vous produisait ma correspondance, et ça flatte toujours, ces choseslà!... Mais là, franchement, vous ne pouvez pas exiger que j'aime énormément cet héritier non prévu dans notre contrat. D'autant plus qu'il est laid comme les sept péchés capitaux, et bète, et... (On entend la roix d'Azor.) Au rCStC, le
voici...
BOLABARBE, è part, voyant entrer Azor.
Dire que é'est un enfant de l'amour, ça I