CHAPITRE préliminaire
à distinguer, plus gros par l’emploi de matières colorantes.
De ces moins que microbes, nous pouvons, à la vérité, en reconnaître quelques-uns au moyen de l’ultramicroscope qui donne leur image vivement éd^ée sur fond noir, mais en même temps projetée et par conséquent à la fois grossie et inexacte. Comment reconnaître ces formes des granulations banales qui les singent.
Da plupart des sous-microbes échappent à l’ultramicroscope.
Sans les avoir vus, nous pouvons cependant nous faire une idée de leurs dimensions, qui sont lom d’être les mêmes pour tous, par l’emploi des filtres de terre poreuse. Suivant la substance employée et, pour une même substance, suivant la technique de fabrication, les pores des filtres ont des cahbres variables. Nous pouvons donc classer ces êtres imperceptibles suivant une échelle qui va de dimensions voisines de ceUes des microbes les plus petits jusqu’à des corpuscules infimes dont le volume ne dépasse pas celui de la plus petite masse vivante, la micelle.
On a donné à ces êtres indsibles le nom, bien mauvais, d’ultramicrobes par analogie de terme avec l’ultramicrosope. Mais, tandis que cet appa-
LES MALADIES INFECTIEUSES
reil permet de voir plus loin (ultra) que le micros" cope, le tnoins que microbe est, par définition, au-dessous (infra) des dimensions du microbe. Nous appellerons donc ces êtres du nom qui leur revient par droit de langage, les inframicrobes.
^licrobes et inframicrobes, séparés seulement par des dimensions différentes et que relient au demeurant tous les intermédiaires, sont les agents des maladies infectieuses.
LA MALADIE INFECTIEUSE