II. IDENTIFICATIONS
Cheng-p'ing kHao ^ ^ >t6» ^ ^^^^ le pont actuel Tanche ft*iao ^ ïfl ;^ et au nord le pont actuel SUhong k'iao H ËC IÉ* Le piedà-terre de l'Empereur, son hôtel de passage sous les Song, était ce palais même des Nan T'ang. La grande rue du Nan men, du Nei k'iao ft 1^ (au nord) au Tchen-hoai k'iao i||fïl|î6 (a« sud) correspond à la «rue impériale» Yu-kiai ^ ^ de cette dynastie.
La rue de la préfecture Tan^yang-kiun-tch'eng (cf. carte n** III) était dans l'angle actuel des murailles au sud-est ; à l'est de TsiU'pao men (Nan men), au sud du pont Li-c/ié ft'iao ^ ^ f^ (près le T'ong-tsi men) au sud-est de Tan-yang^kiun-tch'eng J^ I^ 85 ^1 s'étendait sous les Tsin, la petite ville de Wang-han ou-tch'eng ï'â'Sél- ^.^ sud-est de la première, et au sud-ouest de la dernière, se trouvait jadis la préfecture Yang^tcheou i^ )i{,
D.^-Sous le royaume de Tch'ou ^, la ville bien modeste de Kin-ling i ^ ^ â (^^- carte I) s'abritait sous les contreforts de Ts'ing-liang chan au pied de C/ie-t'eou tch^eng. Au nord de cette ville, se groupait sous les T^ang le bourg muré de Han Hoang Ou'tch'eng |?;[^HiÈ (c^- carte VI), et un peu au sud-est d'icelui, on voyait sous les Soei, la ville de Tsiang-tcheou tch^eng ^ ^ ^ (cf. carte VII) ; Yé-tch^eng était à Test de cette ville. C'est aujourd'hui Tch'ao-t'ien Kong (cf.carte I). Si-tcheou tch'eng "gf j^ j^ (cf. carte V) et la butte qui l'avoisine au nord étaient à l'ouest de là, au pont actuel de Si-tcheou kHao ; sous les T'ang elle possédait la préfecture du Chang-yuen hien,
E. — Au nord du pont Hia-feou k'iao If ^ |jg, c. à d. auprès de «la porte d'eau» (sous les murs) de Choei'Si~m.en c/ioei-feoan^ on remarquait le kiosque Chang-sin tHng jlt ijl^ ^i à l'ouest duquel s'élevait celui du Tché-Heou tHng ^>|^ $• En dehors de cette porte d'eau, ou vanne, l'île de Pé^lou tcheou ^ ^ ^commença à apparaître sous le royaume de Ou (époque des trois Royaumes San-'kouo) et elle s'accrut jusqu'au temps des Ming, Elle s'allonge aujourd'hui jusqu'à Hia-koan,
Dans cette île on voit la pagode de P^ou^hoei se ^ ^ ^ où se trouvait la maison de campagne du célèbre et jovial poète Li T'ai-pè, villa qui s'appelait Li Pé isieou-leou 4^|â.t5>HI' Cette sorte de '• vide-bouteille" avoisinait le Mo-tch'eou hou ^^^ actuel. La villa Cheng-yuen ko #7C^ ^**lt ^i" sud de la portion des murailles du midi, un peu plus élevées là qu'ailleurs; un peu au nord de ce Cheng-'yuen ko on place le Fong-hoang t'ai, M. S 2 actuel; puis, un peu à l'ouest, la pagode Kien^tch'ou se ^ ^ ^; enfin, à l'ouest de cette pagode, se trouvait le village encore existant de Hing-hoa ts'uen ^ ^ ff .
F. — En dehors de la porte Tsiu~pao men est le hameau de Tch'ang^kan-li -^ nP M- Yué~tch^eng j^ ^ exista jadis à l'est de ce bourg (cf. Carte I), et un peu plus au sud s'éleva la ville de Mo-ling /iien|^^J|| (cf. Carte II). Kouo-men (cf. Carte VI) était au sud-est de cette ville. Entre la porte de Tcheng^yang men
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et celle de T'ong'-ttd men, sous les Lou^teh'HO (6 dynasties), oçi voyait la ville de Ou-tch'eng % ^ (cf. Carte VI). A Test du pont T^'-tchong k'iao ^^Mk on avait élevé le kiosque Tong^yé t'ing ^ ]jg 4^. A Touest de la rue Tch'ang^ngan kiai :g^^i s'étendait le palais des Song (une des 6 Dynasties), appelé Song Yong-ngan Hong 5|c ^ ^ ^* Au nord, il rejoignait le palais Kin-hoa hong ^ H ^•
Au nord du palais des Six Dynasties, là où se trouve le collège de la préfecture, on avait ménagé une place au Jardin impérial, Yuen^ou, à Tépoque de ces Lou-tch'ao. Le jardin Chang^lin yuen Jl ék^ devait être à Touest du petit camp militaire Siao-ftiao tch'ang >J^ jp^ ^ (Tsing-ling yuen Hf ^ |E est au nord de la ville impériale, intra muros). Le jardin Lo^yeou yuen |j| Ig |g a dû être au Tsiang^Vai jf| jK ^^ Siao^yn actuel, sorte de blockhaus où le Général en chef fait flotter son pavillon quand il préside les exercices militaires et les concours pour la licence. Au sud-ouest de la pagode Tsiang^wang mtao (1) était la résidence Chang^piao koan |Sl Sfi tll) ^^ nord-ouest de laquelle fut le Ts'in^ts'an kong jK S ^, palais où l'Impératrice en personne se livrait aux travaux ayant trait à la soie.
Ces renseignements topographiques sont puisés dans divers ouvrages indigènes.
Avant de clore ce chapitre, je suggérerai quelques remarques sur la Carte |^ intitulée Cours d'eau.
La TsHng'k% après sa jonction avec la Ts^in hoai près du T'ong^tsi men, coule ensuite vers Touest, contourne au midi le rc/i'ao-fien hong, et se décharge finalement dans la TsHn hoai^ auprès et au sud du Han-si men, à «la porte d'eau» caractérisée par une arcade surbaissée, qui surmonte une porte (murée). Les plans chinois exagèrent l'importance de ce cours d'eau
La TsHn hoai coule en ville à partir du T'ong^tsi men, auprès du Kong'-yuen (Local des Examens civils), décrit une énorme courbe, bombée vers le Nan men, parvient à la «porte d'eau» aChoei'Si men Choei^koany>, au sud et auprès du Choei^si men. Le large canal bordant la muraille au sud, à Touest et au sud-ouest, est coté : fossés; mais le plan indigène restreint trop la largeur de ces douves canalisées.
Le lac Yuen^ou jjc ^ (Heou hou), au nord du Pé-^ki ko, se décharge par deux émissaires. — 1^, au sud-est par la Ts^ng^U'i, sous la muraille, près de T'ai-p'ing men (comme aujourd'hui) ; le ruisseau sinueux qu'on y rencontre est probablement le reste de la coupure à ciel ouvert qui existait avant l'exécution du remblai formé pour asseoir cette porte, sous Hong-ou. C'est le relief du sol
(1) Cette pagode Ttiang-wang miao est au bord de la route de T^ai-p^ing men, à une demi-heure au nord de cette porte, hors ville, en face du JSi-t^ai (kiosque à comédie) qui avoislne la sépulture de Li Wen-tchong, sur les pentes ouest du Mont S. Miohel, Te^ng Ati«n.
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qui est en somme le plus sûr guide à suivre pour ces restitutions. — 2*) A Touest, du Pé-ki ko à Che^tse chan (Hia^koan), le lac se déchargeait vraisemblablement, nous l'avons dit, par un canal longeant extérieurement les murailles, et passant devant les portes de Chen^tch/é men 1$ 5Gf P?> Kin-tch'oan men ^ }\\ f^ et SiaO'tong men >I> HC P^^ c. à d. par ce qui servait de fossés sous les Ming^ fossés dont les fragments, interrompus sont utilisés aujourd'hui pour des rizières. Sur ce point, la carte est d'une inexactitude monstrueuse en fait de proportions relatives (le Pé^ki ko est en plein est de l-fong men)
Dans le bassin du Han-si men, ou d'un point un peu plus à l'ouest de cette porte, c. à d. devant 1-hôpital américain (Philander Smith mémorial hospital) un court affluent de la Ts'ing-kH dévale des pentes sud de Ou-t*ai chan Ji^ lli- Nous avons suggéré ailleurs que ce cours d'eau oblitéré pourrait être jalonné ou à peu près par le ponceau (1) resté sur la rue du Han-si men k la Mission Catholique, par le maigre ruisseau fuyant entre les établissements protestants groupés autour de l'hôpital susnommé, enfin par le pont que franchit l'avenue dallée menant du Han-si men au Temple de Confucius.
Sur notre carte du Nankin actuel, on reconnaîtra aisément le Hou'long ho ^ f| {iiT, unissant la Ts'ing-k'i (à l'est de Ki-long chan) aux anciens fossés canalisés, passant par Pé-men k'iao, et la base nord de Ou-rai-chan.
Sur cette carte ^, on ne relève aucun indice de communication entre Ts'ing-liang-chan et ces fossés. Aujourd'hui l'eau se fraie péniblement un passage vers le canal extérieur auprès du ts'e-t'ang (temple funéraire) et du P'aiAeou des icFilles et femmes vertueuses» aux bords de l'étang (Siao-si hou), orné d'un îlot portant un kiosque, par derrière le ts'e-t'ang (2) du vice-roi Chen Pao-tcheng. Par là, le ruisseau-fossé Kan-ho-yen ^^fj^ déverse son trop-plein dans le canal du Han-si men.
(1) Le lac Heou hou est bordé au sud, depuis T^ai-pHng men jusqu'au Pé-ki ko* d'un remblai, contournant les buttes, pourvu d'un haut quai en pierres, qui soutient les tL-rres et sur lequel s'étage la muraille proprement dite.
Le vice -roi Lou St IK iR (1849) aurait voulu creuser un canal de décharge du Heou-Ju)u débordé au Kiang,pour débarrasser la région de Koan-ynmen de son excès d'eau, le peuple s'y opposa, ce serait gâter le fong-clioei. De même, Nankin serait perdu si l'on rouvrait les portes, condamnées. Ce fut Mei Pé-yen >|Ç fB B qui écrivit une longue lettre au vice-roi pour lui exposer les dangers d'une si téméraire entreprise. Il préconisait l'emploi des norias! Pé-hia-souo-yen K. 9. p. 9 — 11.
(2) Ce Ts^e-t^ang est précédé d'un p^ai-fang dressé récemment à la mémoire des vierges, jeunes filles, femmes mariées et veuves du Chang-yuen Men, qui ont donné des exemples de vertu jugée héroïque : dévouement, continence, chasteté, désintéressement ou même suicide ! Le Kiang-nivg hien, Pautre sous-préfecture urbaine, a ses monuments analogues dans le fort de Yu-hoa t^ai.
s II. COURS d'eau. 269
Le Yun^tou ho ^ ff[ ^ est suffisamment indiqué en ville au sud-est du Tch'a.o-Vien kong : plusieurs ponts le traversent aujourd'hui.
Remarquer le tracé du ruisseau (très exagéré sur le plan chinois) longeant la route de Siao-ng an-té men et descendant du sud au faubourg extérieur du Nan men. Il existe encore et se trouvait jadis dans le voisinage d'opulentes et vastes pagodes.
La carte figure encore un ruisselet, sans importance, débouchant du sud, hors ville, auprès de l'arsenal (1).
Les fossés de Tchao-yang men à Hong-ou men sont nettement tracés.
Item le cours d'eau venant de l'étang extérieur du Yen^tsio hou (près du Hoang-lin), entrant en ville par le bel ouvrage hydraulique voisin de Sié Kong toen |^ ^ i^ et longeant le mur est de la ville impériale jusqu'aux cinq ponts bombés en dos d'âne (2)^ au point marqué Yu ho au sud du palais des Ming.
Les canaux sillonnant la plaine de Kiang^tong men n'offrent aucune particularité saillante.
Avec ces remarques, nous voulons clore ici brusquement notre premier fascicule. Le prochain aura pour principal objet le récit détaillé des vicissitudes de Nankin, occupé onze ans par liV Insurrection T'ai-p'ingn ^ ^. .
(1) Cette mAme carte XVI présente au sud-ouest de Kiang-fnng men :
Ifia-sinho T Sf (Pf
Tchong-sin //o •f* ï^f ÎRT
Chaiig-sin /?o Jl jfT |R| Ce dernier est communément appelé Chavg ho.
Hia-koan, village en aval, par opposition à Chavg-konn qui existe, moins connu, en amont.
(2) Les Chinois disent en effet beaucoup plus poétiquement : (des cinq ponts en forme de dragons» aOu-long hHaoy). Ailleurs est le pont «en dos de chameau» Lovot^ouo kHao.